G7-Les réponses au cas par cas privilégiées, faute d'idées neuves

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    * La politique monétaire seule ne suffit pas-conférence G7 
    * Le Brexit, sujet primordial du G7 
    * La cybersécurité au menu de samedi 
 
    par Leika Kihara et Gernot Heller 
    SENDAI, Japon, 20 mai (Reuters) - La réunion des grands 
argentiers du Groupe des Sept (G7) pourrait bien promouvoir une 
approche au cas par cas et non plus collective face aux 
différents problèmes qui entravent la croissance économique 
mondiale. 
    De fait, la politique monétaire commence à atteindre ses 
limites avec une planche à billets chauffée à blanc des années 
durant pour relancer une inflation et une croissance qui 
manquent d'allant. 
    Ministres des Finances et banquiers centraux du G7 réunis à 
Sendai, dans le nord-est du Japon, en sont arrivés à demander 
leur avis, vendredi, à quelques pointures universitaires, dont 
le prix Nobel d'économie Robert Shiller, à l'occasion d'une 
conférence informelle préludant à leur réunion officielle. 
    Les participants de la conférence ont privilégié les 
réformes de fond et les investissements ciblés pour relancer la 
croissance dans le temps et non pas les stimulants de court 
terme des politiques budgétaire et monétaire, selon une source 
du G7. 
    Si ce principe est retenu, le Japon risque d'avoir du mal à 
imposer le principe d'une action budgétaire concertée pour doper 
la demande mondiale. Il a face à lui une Allemagne qui ne cesse 
de stigmatiser les dangers d'une politique monétaire qui serait 
trop accommodante et peu encline à faire jouer le levier 
budgétaire. 
    "Il y a une grande nervosité dans les marchés financiers", 
entretenue par une dette publique et une liquidité excédentaire 
énormes à travers le monde, a souligné Wolfgang Schäuble, le 
ministre des Finances allemand. 
    En revanche, des responsables du G7 ont laissé entendre 
qu'ils ne feraient pas obstacle à une initiative de Tokyo qui 
mêlerait instruments budgétaires et monétaires mais aussi 
réformes structurelles et répondrait aux besoins des pays au cas 
par cas. 
     
    BREXIT ET CYBERSÉCURITÉ 
    Ce qui impliquerait que les grands argentiers du G7 seraient 
dans l'incapacité d'aboutir à des mesures concrètes de relance 
d'une croissance stagnante à l'échelle mondiale. 
    "Je pense qu'il y aura un échange de vues franc sur les 
moyens de parvenir à la croissance et à la stabilité des prix 
par le biais de politiques budgétaires, monétaires et 
structurelles adaptées aux besoins de chaque pays", a dit jeudi 
à la presse Haruhiko Kuroda, le gouverneur de la Banque du Japon 
(BoJ). 
    Le risque d'une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union 
européenne (UE), dit Brexit, au terme du référendum du 23 juin 
sera l'un des sujets de préoccupation primordiaux des 
discussions qui auront lieu ce vendredi. 
    "Un Brexit pourrait, à court terme, être source de troubles 
sur les marchés financiers", a résumé une source du G7.  
    La deuxième journée de la réunion du G7, samedi, sera 
consacrée, entre autres choses, à la cybersécurité et à la 
nécessité de la renforcer. 
    Et de ce point de vue, face à la multiplication des 
transactions financières sous toutes formes, se développe au 
sein du G7 le sentiment qu'il faut faire vite, selon des sources 
au fait des discussions de l'instance. 
    A l'occasion d'une cyberintrusion qui a affecté un compte de 
la banque centrale du Bangladesh, SWIFT, le réseau financier 
international que les banques utilisent pour transférer des 
fonds quotidiennement, a fait savoir qu'il avait connaissance de 
plusieurs incidents au cours desquels des hackers avaient envoyé 
des messages frauduleux en utilisant ses structures. 
 
 (Avec Tetsushi Kajimoto, Stanley White, Takashi Umekawa et 
Sumio Ito, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par 
Marc Joanny) 
 
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