G7-La stabilité des monnaies est vitale, dit Aso

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    SENDAI, Japon, 20 mai (Reuters) - Le ministre des Finances 
japonais Taro Aso a déclaré vendredi qu'il avait fait savoir à 
ses homologues du Groupe des Sept (G7) que la stabilité des 
monnaies était d'une importance primordiale et qu'une volatilité 
excessive et des fluctuations brutales du marché des changes 
risquaient d'être préjudiciables aux économies. 
    S'exprimant à Sendai, dans le nord-est du Japon, où se tient 
une réunion des grands argentiers du G7, Taro Aso a ajouté qu'il 
était opposé à toute "dévaluation compétitive des monnaies".  
    Le secrétaire au Trésor Jack Lew a pour sa part souligné que 
le sommet du Groupe des Vingt (G20) de Shanghaï avait été une 
réussite parce que tout le monde s'était à nouveau engagé à 
s'abstenir de toute dévaluation compétitive et à communiquer 
régulièrement. Il a ajouté qu'il espérait que la réunion du G7 
de Sendai produise elle aussi des effets tout aussi notables. 
    Le risque d'une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union 
européenne (UE), dit Brexit, au terme du référendum du 23 juin 
est aussi l'un des sujets de préoccupation primordiaux des 
discussions qui ont lieu ce vendredi et qui se prolongeront 
samedi. 
    A ce sujet, le commissaire européen à l'Economie Pierre 
Moscovici, présent également à Sendai, a dit que l'Union 
européenne n'avait pas de "plan B" pour stabiliser la livre dans 
le cas d'un Brexit. 
    "Nous n'avons pas de plan B pour un Brexit", a-t-il dit. 
"Notre seul plan est que la Grande-Bretagne reste dans une 
Europe unie".  
    Pierre Moscovici a également dit que le G7 avait amplement 
débattu de la nécessité de réformes structurelles, réformes que 
l'Allemagne considère indispensables pour soutenir la croissance 
mondiale, a déclaré un haut fonctionnaire du gouvernement 
allemand.  
    Deux jours auparavant, Jens Weidmann, le président de la 
Bundesbank, estimait que Beaucoup de pays de la zone euro 
n'avaient ni la possibilité matérielle ni le besoin urgent 
d'augmenter la dépense publique et feraient mieux d'insister sur 
les réformes plutôt que sur l'amélioration de leur potentiel de 
croissance.    
     
 
 (Tetsushi Kajimoto, Leika Kihara et Stanley White, Michael 
Nienaber à Berlin, Wilfrid Exbrayat pour le service français) 
 
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