G20-May: L'économie britannique va souffrir du Brexit, peut-être moins que prévu

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    HANGZHOU, Chine, 4 septembre (Reuters) - L'économie 
britannique souffrira de la victoire du Brexit au référendum sur 
le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne même si les 
récentes statistiques macroéconomiques suggèrent que l'impact 
pourrait être moins grave qu'attendues, a déclaré dimanche la 
Première ministre britannique, Theresa May. 
    "Il y aura des moments difficiles à venir" a-t-elle dit à la 
presse en se rendant au sommet du G20 à Hangzhou, en Chine. 
    L'issue du référendum du 23 juin a provoqué un choc sur les 
marchés financiers, où la livre sterling a plongé, les 
investisseurs anticipant une récession de l'économie britannique 
au moment où le pays engage un long processus de retrait de 
l'UE, son principal partenaire commercial, et s'apprête à 
redéfinir son rôle économique. 
    Mais la devise britannique s'est redressée jeudi après la 
publication de l'indice de confiance des chefs d'entreprises 
britanniques, meilleur que prévu.   
    "Nous avons observé des statistiques adressant des messages 
différents quant à l'économie. Je pense que la réaction de notre 
économie après le référendum a été meilleure que certains 
l'avaient prédit mais je ne prétendrai pas que tout cela sera 
facile", a poursuivi Theresa May. 
    La nouvelle locataire du 10, Downing Street, qui a succédé à 
David Cameron après la victoire du Brexit, effectue au G20 de 
Hangzhou ses débuts sur la scène internationale.  
    Elle est accompagnée du gouverneur de la Banque 
d'Angleterre, Mark Carney, qui a abaissé le mois dernier pour la 
première fois depuis 2009 le loyer de l'argent en réduisant d'un 
quart de point son taux directeur et prévoit que le PIB 
britannique va stagner jusqu'à la fin de l'année, et par son 
ministre des Finances, Philip Hammond, qui s'est prononcé en 
faveur d'un plan budgétaire de soutien à l'activité. 
    Interrogée sur cette "réinitialisation budgétaire" - 
l'expression employée en juillet par Hammond -, May a indiqué 
que la position de son gouvernement n'était pas encore gravée 
dans le marbre. 
    "Nous allons examiner cette question. Nous devons prendre en 
compte toutes les données et d'autres données seront disponibles 
d'ici la déclaration budgétaire de cet automne. Nous aurons 
alors une meilleure vision d'ensemble de ce qui se passe", 
a-t-elle dit. 
    On s'attend à ce qu'Hammond propose une politique budgétaire 
plus accommodante que la rigueur menée par George Osborne en 
matière de dépense publique. Le précédent Chancelier de 
l'Echiquier s'était fixé comme objectif de revenir à un excédent 
budgétaire dès 2020. Cette trajectoire pourrait être assouplie. 
 
 (William James; Henri-Pierre André pour le service français) 
 
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