Fusion basque : Les mairies s'en mêlent

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Fusion basque : Les mairies s'en mêlent
Fusion basque : Les mairies s'en mêlent

Le monde politique vient de faire son apparition dans le feuilleton de la fusion entre Aviron Bayonnais et Biarritz olympique. Si le maire de Bayonne s'oppose à la création d'un club unique du Pays basque, son homologue biarrot se dit partisan de cette Union sous la condition d'un certain équilibre entre les deux clubs.

Alors que jusqu’à présent les positions des mairies de Bayonne et de Biarritz restaient inconnues, les édiles Jean-René Etchegaray et Michel Veunac sont sortis de leurs réserves. Dans un entretien à Sud-Ouest, le maire bayonnais a fait savoir que, selon-lui, « les conditions ne sont pas réunies pour cette union » et critique avant tout la façon dont ont eu lieu les négociations et le manque de transparence quant à la mise en place du projet : « Un certain nombre d'informations me sont parvenues, mais elles sont largement insuffisantes et il demeure d'importantes zones d'ombre ». Le maire rejoint ainsi sa ville, qui ne cesse de clamer son opposition à la fusion, ainsi que les élus de sa majorité. Mais la mairie de Bayonne ne possédant aucun pouvoir décisionnaire au sein du club, l’association du rugby amateur – qui se réunira le 26 juin – aura le dernier mot. Le maire de Bayonne a donc tenu à faire passer un message avant ce vote décisionnaire, rappelant que « la Ville ne peut s'engager dans un nouveau projet sans connaître les éléments essentiels qui concernent le montage de la future entité, les projections financières, et le projet sportif qui fonde l'union » et que, s’il respectera la décision des socios, « le soutien de la Ville ne sera au rendez-vous que si les conditions essentielles sont satisfaites ». Conditions susnommées étant « que le nouveau club soit adossé à la seule association Aviron Bayonnais Rugby Amateur, que son siège soit fixé à Bayonne, et que la présidence soit confiée à un Bayonnais ».

Biarritz ne se laissera pas faire

Des propos qui ont immédiatement fait réagir le maire de Biarritz, qui s’ets empressé de publier un communiqué à la parution de l’entretien de son homologue bayonnais. « Pour ma part, partisan déclaré de l’union, je considère que la première et essentielle condition d’une union, c’est l’équilibre et la parité entre ceux qui s’unissent, a tenu à préciser Michel Veunac. Les exigences posées par le maire de Bayonne ne vont pas dans ce sens et je le regrette. »

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