Fusée Ariane: les satellites électriques bousculent les projets de l'Europe

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Fusée Ariane: les satellites électriques bousculent les projets de l'Europe
Fusée Ariane: les satellites électriques bousculent les projets de l'Europe

L'arrivée des satellites à propulsion électrique bouscule les projets de l'Europe pour sa fusée Ariane, leader mondial, et pourrait repousser à 2025 l'avènement d'un nouveau lanceur Ariane 6, au vu des positions des principaux acteurs.Le succès de l'Américain Space X, qui pratique des prix nettement inférieurs à ceux d'Ariane, augmente déjà la pression concurrentielle sur l'opérateur européen Arianespace, numéro un mondial des lancements commerciaux. Mais l'attrait qu'exercent sur les clients les satellites à propulsion électrique pourrait aussi amener à modifier la configuration du lanceur européen.Boeing a été le premier à proposer, en 2012, des satellites à propulsion tout électrique. Basée sur l'éjection de gaz xénon avec l'énergie électrique fournie par des panneaux solaires, elle ne servait jusque là qu'à corriger l'orbite pendant les quinze ans de vie du satellite et venait en appoint du moteur chimique, qui nécessite beaucoup de carburant. Les satellites tout électriques sont donc moins lourds, la masse d'un satellite de communication de six tonnes peut ainsi être réduite de moitié.Pour répondre aux changements du marché, les 20 pays membres de l'Agence spatiale européenne (ESA) étaient convenus fin 2012 de développer pour 2018 une nouvelle version de l'actuel lanceur Ariane 5, Ariane 5 ME (pour midlife evolution), en augmentant sa capacité d'emport à plus de 11 tonnes.Simultanément, à la demande de la France, ils prévoyaient à l'horizon 2020 une fusée Ariane 6 moins chère, d'une capacité d'emport de 6 tonnes et qui ne serait plus contrainte de faire des lancements doubles. La nécessité de trouver à chaque fois deux satellites à emporter peut en effet entraîner d'importants retards de lancement.Mais la position française a évolué et risque de se heurter à celle de ses partenaires lors de la prochaine réunion ministérielle de l'ESA en décembre. "Une offre ultra-compétitive" Comme ...

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