Fumel : les salariés de MetalTemple menacent de faire sauter leur usine

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Fumel : les salariés de MetalTemple menacent de faire sauter leur usine
Fumel : les salariés de MetalTemple menacent de faire sauter leur usine

Les salariés de MetalTemple, une entreprise spécialisée dans les pièces complexes en acier et en fonte pour l'industrie mécanique, ne plaisantent plus. Ce jeudi, peu après 17 heures, ils ont installé une dizaine de bonbonnes de gaz, d'oxygène et d'acétylène et menacent de «tout faire sauter». Leur usine située sur la commune de Fumel, en Lot-et-Garonne, est en redressement judiciaire depuis un an et le tribunal de Chambéry doit se prononcer, lundi prochain sur le projet de reprise. Du coup, les ouvriers veulent mettre la pression sur la justice et les repreneurs afin d'obtenir les meilleures conditions sociales possibles pour les futurs licenciés

Les ouvriers, qui occupent l'usine depuis le début de la semaine, ont installé les bonbonnes à proximité de l'ancienne machine de Watt, une machine à vapeur colossale datant de 1850, classée au patrimoine historique depuis 2009.

VIDEO. Le baroud d'honneur des grévistes de MetalTemple

«entre la prison et la rue on a plus rien a perdre» #fumel #lotetgaronne menace de faire peter la machine de watt pic.twitter.com/opNZNgQhhU-- bastien souperbie (@BSouperbie) 19 Février 2015

L'apport personnel des repreneurs insuffisant

Francis Pozas et Alain Royer, respectivement commercial en charge de l'acier pour MetalTemple Aquitaine et ancien directeur du site, ont proposé de maintenir une activité au sein de l'usine avec 29 salariés sur les136 actuels. Il manquerait aux repreneurs la moitié des 800 000 euros nécessaires à la reprise de l'activité. Leur apport personnel semble insuffisant au tribunal, qui réclame des garanties bancaires. La liquidation pure et simple de l'usine, repoussée maintes fois, est cette fois envisageable au soir du lundi 23 mars.

Les difficultés de MetalTemple ont commencé à l'automne 2013 avec la déclaration de cessation de paiement de l'actionnaire italien GianPiero Colla, puis le redressement judiciaire qui s'en est suivi. Un plan social ...

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  • spcmg71 le vendredi 20 fév 2015 à 15:56

    la photo montre un banderole qui proclame : "136 chomeurs". C'est complétement négatif, pas vendeur. Puisqu'il sont très motivés, ildevraient mettre une banderole : "nous reprenons tout, pour un euro". C'est très positif, tout le monde adhère adhère à des idées positives, d'avenir.

  • spcmg71 le vendredi 20 fév 2015 à 15:53

    c'est bien d'avoir des salariés motivés : ils seront d'accord pour reprendre l'activité de leur chère entreprise, et être, enfin, à leur compte, indépendants, autonomes, et responsables.

  • fquiroga le vendredi 20 fév 2015 à 15:34

    N'est ce pas du terrorisme que de menacer d'explosions,,,,,,?

  • puck le vendredi 20 fév 2015 à 15:19

    C'est vraiment une maladie française de toujours menacer de tout faire sauter comme si cela pouvait pousser un investisseur à réinvestir pour sauver ce type de personnel .