Fukushima : des "liquidateurs" témoignent de l'enfer sur terre

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Exploités, mal payés, pas formés... La vie des liquidateurs sur le site de Fukushima n'a vraiment rien d'une partie de plaisir.
Exploités, mal payés, pas formés... La vie des liquidateurs sur le site de Fukushima n'a vraiment rien d'une partie de plaisir.

En décembre 2011, le gouvernement japonais soutenait que la situation était stabilisée à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi, victime d'un tremblement de terre doublé d'un tsunami neuf mois plus tôt. Pourtant, deux ans et demi après la catastrophe, il n'en est toujours rien. Il ne se passe pas un mois sans un nouvel incident. Enfin... quand l'information filtre hors de la zone de quarantaine. Car il est extrêmement difficile de savoir ce qui se passe sur place, les 3 000 employés - ou "liquidateurs" - étant tenus contractuellement à un devoir de réserve. Mais après des mois de non-dits et de mensonges, le mur de l'opacité s'est fissuré. Trois d'entre eux ont témoigné anonymement en avril dernier dans l'hebdomadaire Shukan Spa ! En France, Courrier International s'est fait l'écho de cet article, traduit dans la langue de Molière, dans son édition du 20 septembre (lien payant). Des propos inédits, qui en disent long sur l'ampleur de la catastrophe toujours en cours au Japon. "Chauffeurs de bus ou poissonniers" Ce qui frappe, d'abord, c'est la non-qualification des ouvriers envoyés sur place : "de la chair à canon", se plaignent-ils. Car si le bon sens voudrait que des techniciens hautement qualifiés s'occupent du sinistre, c'est tout le contraire qui se produit. "Ceux qui opèrent sur le site étaient auparavant chauffeurs de bus ou poissonniers", rapporte Gobo. Sans emploi depuis le ravage de leur région, ils se sont tournés...

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  • bearnhar le mercredi 2 oct 2013 à 12:42

    Il suffit d'un seul accident majeur pour que le cout du nucléaire devienne prohibitif et coule définitivement tout espoir de rentabilité de la filière, c'est ça le nucléaire mais il fallait y réfléchir avant.Pendant 40 ans ils vont devoir arroser, stocker 40 ans de flotte est rigoureusement impossible, elle va donc finir dans la mer, logique.

  • marcsim5 le vendredi 27 sept 2013 à 09:59

    c'est plus dur de faire croire n'importe quoi à des gens qualifiés, d'ou le recrutement "ouvert".