Frontex a-t-elle tiré sur des migrants ?

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En Grèce, des gardes-côtes portugais de Frontex escortent une embarcation chargée de migrants.
En Grèce, des gardes-côtes portugais de Frontex escortent une embarcation chargée de migrants.

Alors que les embarcations de migrants ne cessent de traverser la Méditerranée, Frontex, l'agence européenne de surveillance aux frontières, est confrontée à une fuite de documents compromettants. Publiée par le site américain The Intercept, une série de rapports diligentés par l'agence fait état de plusieurs incidents graves, au cours desquels des gardes-côtes ont tiré sur des migrants entre mai 2014 et décembre 2015, lors de l'opération Poséidon menée par l'agence européenne dans les eaux territoriales grecques.

L'opération Poséidon poursuivait alors un but précis : soutenir la garde côtière grecque pour intercepter les embarcations de migrants en provenance de Turquie et arrêter les passeurs qui se trouvent à bord. La mission est à haut risque. Le passeur peut être armé ou ne pas vouloir arrêter la course du bateau, mettant en péril la vie des personnes à bord. Il peut aussi laisser les commandes à un migrant et s'enfuir. Ou il peut tout simplement s'agir d'un pêcheur qui ramène l'embarcation à la terre ferme.

Une difficile réalité qui pourrait justifier que les rapports de Frontex, partiellement censurés par l'agence européenne, décomptent les morts et, quand l'usage des armes à feu est avéré, concluent à la légitime défense. Problème : des témoignages de réfugiés blessés par balle, relatés par The Intercept, viennent contredire ces rapports.

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