Front uni Obama-Abdallah à Amman sur la question syrienne

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FRONT UNI OBAMA-ABDALLAH SUR LE DOSSIER SYRIEN
FRONT UNI OBAMA-ABDALLAH SUR LE DOSSIER SYRIEN

par Matt Spetalnick et Suleiman Al-Khalidi

AMMAN (Reuters) - Barack Obama et le roi Abdallah de Jordanie ont présenté un front uni vendredi face au régime syrien de Bachar al Assad, alors même que la Jordanie est confrontée à un afflux massif de réfugiés chassés par la guerre civile en Syrie.

Arrivé vendredi après-midi en Jordanie à l'issue d'une visite en Israël et en Cisjordanie occupée, le président américain a promis d'accroître l'aide humanitaire américaine à la Jordanie, le roi Abdallah refusant pour sa part de fermer la porte de son pays aux réfugiés syriens.

Barack Obama s'est ainsi engagé à oeuvrer pour que 200 millions de dollars supplémentaires soient débloqués pour aider la Jordanie à héberger les réfugiés syriens, au nombre de 460.000 désormais en territoire jordanien. Ce chiffre, a rappelé le roi, équivaut au dixième de la population jordanienne, et il pourrait bien doubler d'ici la fin de l'année.

La Syrie a dominé les entretiens qu'ont eus Barack Obama et le roi de Jordanie. Les autorités d'Amman redoutent qu'une victoire des islamistes en Syrie, en cas de chute du régime de Assad, n'encourage les islamistes en Jordanie, où ils représentent la principale force d'opposition.

Barack Obama a fait montre publiquement vendredi d'une certaine méfiance au sujet des insurgés syriens, tout en avertissant que la Syrie pourrait devenir une enclave d'extrémisme si aucune transition politique n'intervenait.

"Au bout du compte, ce à quoi les Syriens aspirent n'est pas qu'une forme d'oppression remplace une autre forme d'oppression", a dit Barack Obama. "J'ai bon espoir qu'Assad partira. La question n'est pas de savoir si cela aura lieu, mais quand."

S'exprimant lors d'une conférence de presse aux côtés du roi Abdallah de Jordanie, le président américain a dit par ailleurs se féliciter des mesures prises par le pouvoir jordanien sur la voie de réformes politiques "nécessaires".

Barack Obama a besoin de l'aide du roi Abdallah pour faire avancer les perspectives de paix entre Israël et les Palestiniens. Alors qu'il était en Israël et en Cisjordanie, il s'est efforcé de favoriser un dialogue entre les parties prenantes du conflit proche-oriental.

"Mon espoir et mon attente, c'est qu'en conséquence de nos efforts, nous puissions envisager avec les parties prenantes un mécanisme leur permettant de se retrouver autour d'une table, d'oublier leurs vieux préjugés et d'avancer", a dit le locataire de la Maison blanche.

Steve Holland; Eric Faye pour le service français

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