Front national : Jean-Marie Le Pen contre-attaque en justice

le , mis à jour à 18:29
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Front national : Jean-Marie Le Pen contre-attaque en justice
Front national : Jean-Marie Le Pen contre-attaque en justice

Non, le psychodrame familial au FN n'est pas fini. Le feuilleton a même connu un double épisode ce vendredi. Jean-Marie Le Pen s'est présenté devant la justice pour contester sa suspension du Front national. Après plus de deux heures de débats centrés sur le droit des associations et les statuts du FN, le tribunal de grande instance de Nanterre (Hauts-de-Seine) a renvoyé sa décision au 2 juillet.

Le cofondateur du FN estime que sa qualité de président d'honneur n'est pas liée à son statut. Sa suspension ne devrait donc pas, selon lui, entraîner la fin des privilèges qui accompagnent le titre de président d'honneur, parmi lesquels un bureau, une carte de crédit et, surtout, sa place au sein de toutes les instances dirigeantes.

L'ancien patron du FN est arrivé un peu après 10 heures, l'heure de la convocation, dans la cohue, oubliant de couper son portable qui a sonné pendant l'audience. Lorsque l'avocat du Front a demandé au tribunal de se déclarer incompétent dans l'affaire, le défenseur de Le Pen a rétorqué, martial, que «l'argument de l'incompétence est l'arme des faibles, pour éviter d'aborder le fond». Lui a préféré aborder «l'assassinat politique» qui a un «goût de parricide». «Il n'y a strictement aucune garantie de démocratie dans le fonctionnement interne du Front national, c'est ce qui m'a amené à faire appel à l'arbitrage de la justice», a également déclaré le cofondateur du FN, bientôt 87 ans, en quittant le tribunal.

Pendant ce temps, en fin de matinée, le bureau politique du FN s'est réuni au siège du parti, à Nanterre, pour lister les questions auxquelles les militants auront à répondre lors d'une assemblée générale extraordinaire. Environ 45 000 adhérents à jour de cotisation devraient se prononcer entre la fin juin et début juillet sur, entre autres, le sort de l'article 11 bis des statuts.

Mais si, au mitan de la médiatique rupture entre le père et la fille, l'idée de ...

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