Fronde des médias en Tunisie

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Le Syndicat national des journalistes tunisiens a appelé à une grève générale mercredi pour dénoncer les tentatives des islamistes au pouvoir de phagocyter la presse.

Chocolat chaud et Café noir ont disparu sine die des ondes de Radio-Tunis International. Deux émissions matinales «qui rebondissaient sur l'actualité politique, sociale et culturelle, sur un tempo jugé un peu trop critique», expliquent leurs animatrices Najoua Zouhair et Nedia Haddaoui. En juin, le directeur de Radio-Tunis a cédé la place à «un simple technicien». Une ascension fulgurante qui doit tout, selon les deux jeunes femmes, à une sympathie sans réserve pour Ennahda, le parti islamiste au pouvoir.

«À l'approche du ramadan, monsieur nous a demandé de rebaptiser ces deux émissions, sous prétexte que parler de chocolat et de café frisait le sacrilège en période de jeûne. Nous avons refusé.» Najoua et Nedia ont été du même coup suspendues d'antenne. Elles se sont solidarisées avec leurs collègues du groupe de presse Dar Assabah. Plusieurs d'entre eux ont annoncé une grève de la faim à partir de jeudi. Dar Assabah, qui fut pendant quelques années la...

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