Frictions Sarkozy-Juppé sur "l'unité nationale"

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Alain Juppé et Nicolas Sarkozy.
Alain Juppé et Nicolas Sarkozy.

La réunion des cadres dirigeants des Républicains, dimanche midi au siège du parti, a donné lieu à un petit échange tendu entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé. "Il ne faut plus utiliser le terme d'"unité nationale". Mieux vaut parler de solidarité nationale", a expliqué le président des Républicains, en évoquant le fait que le "temps où nous étions tous derrière des banderoles Charlie [était] révolu". Alain Juppé, s'il n'a "rien trouvé à redire au fond de cette analyse", a tenu à marquer sa différence : "Nous devons utiliser le terme d'unité nationale car le pays et les Français en ont besoin." Agacé, Sarkozy a rétorqué : "Tu utilises ce que tu veux..."

Sur le fond, les principaux ténors ont pu exposer sereinement leur analyse de la situation. Devant ses amis, Sarkozy, tout en estimant avoir fait preuve d'un ton responsable depuis le déclenchement des attentats, n'a pas mâché ses mots : "Il y a deux questions qui comptent : est-ce qu'on a été bien protégé depuis Charlie ? La réponse est non. Est-ce que les Français sont en sécurité ? La réponse est non." Il compte dévoiler ses propositions dimanche soir, au 20 heures de TF1, mais d'ores et déjà, pour Nicolas Sarkozy, "Schengen est mort". Le rétablissement des frontières semble pour lui une priorité absolue.

Sarkozy : "Schengen est mort"

François Fillon a, pour sa part, développé une analyse géopolitique pointant les...

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  • am013 le lundi 16 nov 2015 à 10:24

    ni droite ni gauche mais vous savez qui

  • bernm le lundi 16 nov 2015 à 09:50

    Le control des frontieres n'etait apparemment pas retabli hier soir, du moins pas a la gare de Basles, pas l'ombre d'un douanier.