Free, un trou dans les mailles de la géolocalisation

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Free, un trou dans les mailles de la géolocalisation
Free, un trou dans les mailles de la géolocalisation

Depuis le 1er janvier, les enquêteurs n'ont plus accès aux données de géolocalisation des clients de l'opérateur.

« Oui, c'est vrai, on ne peut plus géolocaliser les clients de Free. Mais ne le dites pas trop fort ! » Ce haut fonctionnaire du ministère de la justice ne cache pas son embarras. Depuis le 1er janvier, les données de « géoloc » de plusieurs millions de clients Free (dont le propriétaire, Xavier Niel, est actionnaire à titre personnel du Monde) ne sont plus à la disposition des enquêteurs. Cette faille, pourtant largement prévisible, reste béante depuis bientôt dix mois.

La « géoloc », qui permet de retracer précisément le parcours d'une personne même lorsque cette dernière ne téléphone pas, est d'une grande utilité pour les enquêteurs. L'impossibilité de mettre en place cette « filature » en temps réel pour l'un des quatre grands opérateurs français constitue une brèche majeure dans la surveillance. « Il y a quelques trous dans la raquette de big brother », résume amèrement un haut responsable policier.

Cet incroyable loupé illustre les difficultés rencontrées depuis la mise en place de la Plate-forme nationale des interceptions judiciaires (PNIJ), confiée au groupe Thales. Née d'une volonté de centraliser les écoutes et les réquisitions judiciaires (interceptions, bornages, fadettes, géoloc), la PNIJ a vocation à remplacer les prestataires privés qui traitaient jusqu'ici les données brutes fournies par les opérateurs.

« Laborieuse et chronophage » Face aux réticences des services d'enquête à utiliser cette nouvelle interface - décrite comme « obsolète, laborieuse et chro...

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