Frédéric Michalak : " Les joueurs sont un peu perdus "

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Frédéric Michalak : " Les joueurs sont un peu perdus "
Frédéric Michalak : " Les joueurs sont un peu perdus "

Le retour à l'entraînement n'est pas des plus simples pour le XV de France. Pas étonné de ce retard à l'allumage étant donné le contenu de la préparation jusqu'alors, Frédéric Michalak attend toutefois des Bleus qu'ils retrouvent leurs repères au plus vite.

Frédéric Michalak, ce genre de stage, avec des activités comme celle que vous avez effectuée aux côtés du GIGN, soude-t-il encore davantage un groupe ?
On le saura sur les matchs, c’est toujours important d’essayer de resserrer le groupe sur des activités. Le staff a trouvé cette activité du GIGN. Du coup, on a rencontré des personnes exceptionnelles et on a découvert (il lève les yeux au ciel) un univers que l’on ne peut pas vraiment s’imaginer sans y être rentré. Donc c’était assez impressionnant de pouvoir partager ces petits moments avec eux, et je suis assez content de jouer au rugby, c’est sûr.

Avez-vous déjà mis en place le rugby que vous souhaitez appliquer face aux Anglais ?
Oui, on commence à mettre en place contre les Anglais. On essaye de faire en sorte que, collectivement, toutes les tactiques rentrent vite dans les têtes. On essaye de se situer bien sur le terrain au plus vite et on essaye d’assimiler les stratégies du mieux possible. Les joueurs sont à la fois dans le physique et essayer d’avoir la meilleure caisse possible pour aborder la Coupe du monde, mais aussi vite aborder ce match dans les têtes, car ça va arriver très vite.

Deux semaines à peine pour retrouver des automatismes entre vous, est-ce que ce n’est pas un peu court ?
De toute façon, il y aura sûrement des erreurs. C’est bien de se tester deux fois face aux Anglais. C’est très bon pour nous. Après, ça reste des matchs amicaux, donc il faut essayer plein de choses. On va essayer de mettre en place tout ce que l’on aimerait faire par la suite. Après, on verra ce qui fonctionne et ce qui fonctionne moins bien.

Sentez-vous de bonnes ondes par rapport à ce que vous arrivez à faire sur le terrain ?
Oui, ça va de mieux en mieux, on va dire. Au début, on sent qu’il y a beaucoup de fautes de main et de problèmes dans les replacements. Les joueurs sont un peu perdus. Mais c’est normal, car ça faisait un petit moment qu’on n’avait pas été sur le terrain. Ça revient petit à petit et les automatismes vont rentrer dans l’ordre au fur et à mesure des entraînements.

Michalak prêt à assumer n’importe quel rôle

Vous sentez-vous encore meilleur dans le jeu au pied d’un point de vue personnel ?
On verra sur les matchs, c’est toujours pareil. On peut avoir de bonnes stats sur toute une saison et être mauvais sur un match. Je pense que ça fait partie du rôle du buteur. On essaye toujours d’avoir les meilleures stats possibles sur les entraînements, on essaye toujours de travailler dans la technique, dans le geste et sur les ateliers que l’on peut faire avec Romain. On a conscience qu’on peut être dans un mauvais jour aussi, mais il faut toujours travailler et ne rien lâcher.

Est-ce que cette réflexion vous a poussé à vous améliorer encore davantage pour ne pas laisser le choix à vos sélectionneurs ?
Cela ne vient pas d’aujourd’hui de vouloir bien buter. Depuis des années, on essaye de travailler, même en club, avec Jonny (Wilkinson) par exemple pour nous à Toulon. On essaye de garder le cap et de côtoyer certains joueurs comme Leigh Halfpenny (son coéquipier à Toulon), qui sont des joueurs qui ont de très bonnes stats. Mais on a vu aussi qu’on pouvait passer à côté. C’est toujours une routine en permanence, tous les jours depuis des années. En tout cas, oui, dans la tête, je suis prêt à assumer n’importe quel rôle.

Avez-vous eu une certaine appréhension sur les premiers entraînements par rapport à une éventuelle blessure ?
Non, vous savez, on n’y pense pas. C’est un sport de contact, donc on sait très bien qu’il faut rentrer dedans. On va avoir un match dans dix jours, il va bien falloir que l’on commence à plaquer, à avoir de bonnes attitudes dans les rucks, à être prêts du ballon pour sauver les ballons et à essayer de dominer l’adversaire. Ça, ça va passer par le contact. Si on le fait à 50%, on risque de se faire mal. Donc, au contraire, il faut le faire à cent pour cent. 

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