Frédéric Gal : "Nous voulons que les homosexuels puissent donner leur sang"

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Les hommes qui déclarent avoir eu une ou des relations sexuelles avec d'autres hommes sont depuis 1983 exclus du don du sang à vie.
Les hommes qui déclarent avoir eu une ou des relations sexuelles avec d'autres hommes sont depuis 1983 exclus du don du sang à vie.

Le Comité consultatif national d'éthique (CCNE) a renouvelé mardi son avis selon lequel les homosexuels doivent continuer à être exclus du don du sang, en l'état actuel des connaissances. La raison ? Un risque considéré comme accru de contamination par le virus du sida. Mais cette interdiction est contestée par diverses associations, dont le Refuge, qui l'assimilent à une forme de discrimination sur l'orientation sexuelle. François Hollande, pendant la campagne présidentielle de 2012, avait promis d'autoriser le don du sang aux homosexuels. Mais "ce qui prime, c'est la santé et la protection du receveur", a tranché Jean-Claude Ameisen, président du Comité consultatif national d'éthique.

En Europe, la situation diffère d'un pays à l'autre. Dix des vingt-huit pays de l'Union européenne (dont le Royaume-Uni, la Suède, l'Espagne, le Portugal, l'Italie) sont passés d'une exclusion permanente à des contre-indications temporaires, de durée variable en fonction de la prise de risque sexuel. En Italie, en Espagne et en Pologne, les exclusions temporaires sont du même ordre pour les comportements à risque hétérosexuels ou homosexuels. En France, en revanche, les interdictions temporaires (en général d'une durée de quatre mois) ne concernent que les hétérosexuels qui ont eu des rapports sexuels à risque (non protégés et/ou avec plus d'un partenaire au cours des quatre derniers mois).

Interrogé par Marisol Touraine sur la pertinence de...

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