Fraude technologique et UCI : Silence ! Moteur ! Ça tourne !

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Le président de l'UCI, Brian Cookson, a été élu à la tête de la haute autorité du cyclisme mondial en septembre 2013.
Le président de l'UCI, Brian Cookson, a été élu à la tête de la haute autorité du cyclisme mondial en septembre 2013.

Femke Van den Driessche. Ce nom ne vous dit rien, pourtant il est entré dans l'histoire du cyclisme le 30 janvier dernier, lors des Championnats du monde espoirs de cyclo-cross en Belgique. À 19 ans, la championne d'Europe flamande restera dans l'histoire de son sport comme la première athlète à avoir utilisé un vélo électrique en compétition. En fait, il s'agissait de son vélo de rechange? Pour la sanctionner, l'Union cycliste internationale (UCI) a eu la main lourde pour l'exemple : pas moins de six ans de suspension, assortis d'une amende de 20 000 francs suisses (soit 18 180 euros) et la déchéance de ses titres nationaux et européens.

Cette première sanction pour « dopage mécanique » accrédite les soupçons qui pèsent depuis plusieurs années sur le monde du cyclisme : le coup de pédale ne serait plus uniquement musculaire, car les champions disposeraient de bicyclettes motorisées. La supercherie consiste à dissimuler une batterie électrique de la taille d'une clé USB dans le cadre, les roues ou encore le pédalier. Une tricherie permise par la miniaturisation extrême des moteurs électriques.

La haute autorité du cyclisme mondial n'a pas tremblé. Le lendemain, son président, l'Anglais Brian Cookson, prévenait les tricheurs sur les réseaux sociaux : « Tôt ou tard, ils paieront pour les dégâts qu'ils causent à notre sport. » Une sévérité de bon aloi contre un nouveau fléau susceptible de gangrener...

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