Fraude par substitution au bac : un marché lucratif au XIXe

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INTERVIEW - À l'époque où la photographie était peu répandue, demander à quelqu'un d'autre à passer le bac à sa place était une pratique courante.

À Rouen, un jeune homme de 25 ans s'est présenté jeudi à une épreuve du baccalauréat à la place de l'un de ses amis. Rapidement repéré, il a été placé en garde en vue avant d'être libéré. Il risque un an de prison et son ami candidat jusqu'à 5 ans d'interdiction de repasser l'épreuve.

Marie-Odile Mergnac, auteur de Histoire du baccalauréat (éd. Archives et Culture, 2009), explique que ces fraudes était relativement fréquentes, de la création du baccalauréat en 1808 jusqu'au début du XXe siècle, avant de peu à peu disparaître.

LE FIGARO. - Au XIXe siècle, comment s'effectuait la vérification de l'identité des candidats?

MARIE-ODILE MERGNAC. - À l'époque, les fraudes par substitution du candidat étaient très fréquentes. Elles étaient d'autant plus faciles qu'il n'y a pas eu de sanction avant 1840! Le candidat se présentait en donnant simplement son nom et une lettre du maire, qui attestait que le jeune homme habitait bien dans la commune, et qui comprena

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