Fraude fiscale : le parquet réclame de la prison ferme contre Guy Wildenstein, son avocat plaide la relaxe

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Guy Wildenstein, en 2006.
Guy Wildenstein, en 2006.

La procureure a réclamé quatre ans de prison, dont deux avec sursis, et 250 millions d’euros d’amende contre le marchand d’art Guy Wildenstein.

Le procès pour « fraude fiscale et blanchiment en bande organisée » contre la famille de marchands de tableaux Wildenstein est arrivé à son terme, jeudi 20 octobre, après un mois d’audience devant la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Les avocats des huit prévenus ont simplement réclamé la relaxe pour leurs clients, quand la procureure Monica d’Onofrio a requis des peines allant jusqu’à la prison ferme.

Elle a ainsi réclamé quatre ans de prison, dont deux avec sursis, et 250 millions d’euros d’amende contre Guy Wildenstein, considéré comme « le chef de famille ». Contre son neveu Alec « junior », six mois de prison avec sursis, eu égard à son jeune âge (27 ans) au moment des faits qui lui sont reprochés. Pour sa belle-mère, Liouba Stoupakova, dernière épouse d’Alec « senior », que l’on croit coupable d’avoir signé de faux documents au moment de la succession de son défunt mari, un an de prison avec sursis. Contre deux banques, la Northern Trust Fiduciary Services, à Guernesey, et la Royal Bank of Canada Trust Company, qui abritaient des trusts, a été requise l’amende maximale pour complicité de fraude fiscale, soit 187 500 euros.

Contre le notaire Robert Panhard, aujourd’hui retraité, qui a déposé les déclarations de succession litigieuses, la procureure a requis deux ans avec sursis et 37 500 euros d’amende. Pour l’avocat français Olivier Riffaud, ancien inspecteur des impôts, devenu conseiller fiscal des Wildenstein, deux ans de prison, dont un avec sursis,...

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