Fraude : 110.000 articles contrefaits saisis à Marseille

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Une saisie massive de produits issus de la contrefaçon, essentiellement des étiquettes et des écussons de marques, a été opérée à Marseille. Une pratique délictueuse qui prend de plus en plus d'ampleur.

C'est un beau coup de filet. Le Service national de douane judiciaire (SNDJ) a révélé l'affaire mardi: une série de perquisitions menées début juin a abouti au démantèlement d'un important réseau de contrefaçons à Marseille. Pas moins de 110 000 articles contrefaits ont été saisis, essentiellement des étiquettes et des écussons de marques, importés illégalement depuis la Chine. L'enquête a démontré que l'assemblage de ces pièces sur des vêtements non griffés était réalisé par un atelier de couture non déclaré, ou par thermocollage. Le tout était écoulé de la main à la main par un complice aux clients. Au total, cinq personnes ont été interpellées, dont la tête pensante du réseau, connue par les services de douane et de police pour des faits similaires.

Les chiffres effarants de l'OCDE

Une telle saisie, un cas isolé? Bien au contraire. En 2015, la douane a saisi près de 8 millions d'articles de contrefaçons. La vaste étude “trade in conterfeit and pirated goods” («commerce des produits issus de la contrefaçon et du piratage»), publiée par l'OCDE en avril 2016 est, à ce sujet, éloquente. La France y apparaît comme le troisième pays au monde le plus touché par la contrefaçon, après les Etats-Unis et l'Italie, avec 12 % des produits saisis dans le monde. Et justement, à l'échelle planétaire, le rapport pointe qu'en 2013, le commerce des biens contrefaits a représenté 461 milliards de dollars, soit 2.5% du commerce mondial. Un chiffre en hausse par rapport à l'étude précédente datant de 2008. Les produits les plus touchés sont, sans surprise, les chaussures, vêtements, cuirs, importés majoritairement de Chine. Des baskets Nike aux sacs Louis Vuitton, la contrefaçon a encore de beaux jours devant elle, profitant de l'explosion du e-commerce.

Des risques pour le consommateur

L'expansion de la contrefaçon est aussi facilitée par le consommateur, trop peu méfiant ou volontiers complice. L'étude explique en effet que les contrefaçons s'écoulent sur deux types de marchés. Un premier marché destiné à «tromper» le consommateur, où les produits sont vendus à des «prix égaux ou proches des produits authentiques». Le deuxième marché quant à lui propose ces mêmes produits à des prix «très faibles», cette fois, et vise un public qui «recherche et achète consciemment des biens de provenance illégale». À cet égard, on a bien souvent tendance à oublier que le contrefacteur n'est pas le seul à risquer la sanction pénale. Qu'il soit de bonne foi ou de mauvaise foi, l'acquéreur peut également s'exposer à des poursuites et à une condamnation pour détention de marchandises contrefaites. Et sans parler d'amende salée ou d'emprisonnement, l'achat d'un produit contrefait expose d'abord à tout une ribambelle d'aléas: risque de ne pas recevoir le produit qui sera intercepté par les douanes, risques inhérents à la qualité, risques pour la santé, la sécurité...

Faites la chasse aux contrefaçons!

Pour que le consommateur y voie plus clair et identifie facilement une contrefaçon, les douanes livrent quelques clés sur leur site internet:

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  • laurus il y a 9 mois

    L'importateur aux Baumettes, et fissa !