Frappes aériennes US contre l'EI dans la ville libyenne de Syrte

le
0
 (Ajoute précisions) 
    SYRTE, 1er août (Reuters) - L'aviation américaine a bombardé 
lundi des positions du groupe Etat islamique (EI) dans la ville 
libyenne de Syrte à la demande du gouvernement d'accord national 
(GNA), a annoncé le Premier ministre, Fayez Seraj. 
    "Les premières frappes aériennes ont été menées aujourd'hui 
contre des positions précises de Syrte, causant de graves pertes 
dans les rangs ennemis", a-t-il dit dans une déclaration à la 
télévision d'Etat. 
    A Washington, la Maison blanche a confirmé ces frappes et 
précise qu'elles avaient été autorisées par le président Barack 
Obama. 
    De nouvelles frappes américaines contre les djihadistes à 
Syrte permettront "au GNA de progresser de manière décisive et 
stratégique", a déclaré le Pentagone dans un communiqué. 
    Peter Cook, le porte-parole du Pentagone, a précisé lors 
d'une conférence de presse que les frappes menées lundi avaient 
visé un char et deux véhicules de l'EI. Il a ajouté que des 
centaines de djihadistes se trouvaient encore dans Syrte. 
    Les précédentes frappes américaines contre l'EI en Libye 
avaient ciblé un camp d'entraînement à Sabratha, dans l'ouest de 
la Libye. 
    Les forces pro-gouvernementales, principalement composées de 
miliciens venant de Misrata, affrontent l'EI à Syrte depuis mai. 
Leur progression est ralentie par les tireurs embusqués, les 
bombes et les mines dissimulées par les djihadistes aux abords 
du centre-ville. Quelque 350 combattants ont été tués depuis le 
début de l'offensive, et 1.500 blessés. 
    Le gouvernement libyen dispose d'avions de chasse mais 
ceux-ci ne sont pas équipés de matériel assez performant pour 
mener des frappes précises. 
    Syrte, ville natale de l'ancien dictateur Mouammar Kadhafi, 
est contrôlée par la branche libyenne de l'EI depuis l'année 
dernière. La perte de la ville, la base la plus importante de 
l'organisation extrémiste sunnite hors de Syrie et d'Irak, 
infligerait un sérieux revers aux djihadistes. 
 
 (Goran Tomasevic, Ahmed Elumami avec Yeganeh Torbati à 
Washington; Henri-Pierre André et Laure Martin pour le service 
français, édité par Tangi Salaün) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant