Frappes aériennes américaines dans le sud de l'Afghanistan

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    LASHKAR GAH, Afghanistan, 24 décembre (Reuters) - L'aviation 
américaine a mené mercredi deux séries de frappes sur le 
district de Sangin, la région du sud de l'Afghanistan prise par 
les taliban cette semaine, ont annoncé jeudi les autorités, 
alors que se poursuit la bataille pour la province du Helmand. 
    Les taliban, qui contrôlent déjà près de la totalité de 
Sangin, ont annoncé mercredi s'être emparés de bâtiments de la 
police et de l'administration dans le centre du district, où 
résistent de petits groupes de policiers. 
    Les autorités ont démenti cette affirmation et ont dit avoir 
repoussé les insurgés. Les taliban veulent revenir au pouvoir 
après avoir été renversés fin 2001 par une coalition militaire 
menée par les Etats-Unis en 2001 après les attentats du 11 
septembre. 
    "Les forces américaines ont mené deux frappes dans le 
district de Sangin, province du Helmand, le 23 décembre (...)", 
a déclaré le colonel de l'armée américaine Michael Lawhorn. 
    Le général afghan Abdul Wodud a déclaré qu'une opération 
conjointe de l'armée afghane et de l'Otan, appuyée par un 
soutien aérien, avait délogé les taliban des zones centrales, 
faisant 40 morts et 40 blessés chez les taliban. 
    Le quartier général de l'Otan à Kaboul a confirmé que les 
frappes aériennes avaient eu lieu mais n'a pas donné de 
précision. 
    Les taliban détiennent déjà trois districts du Helmand ainsi 
que de larges parties du reste de la province en dehors des 
principaux centres et contrôlent des axes stratégiques. 
    La perte de Sangin serait une perte énorme pour les 
puissances occidentales qui soutiennent le gouvernement du 
président Ashraf Ghani, qui se bat seul en principe depuis que 
les forces internationales ont mis fin aux opérations de combat 
l'an dernier. 
    Des conseillers militaires de l'Otan ont été envoyés dans le 
Helmand. Un contingent supplémentaire britannique est notamment 
arrivé cette semaine. Ils sont présentés par les autorités comme 
ayant un simple rôle de conseil et elles ne confirment pas les 
informations faisant état de la présence d'unités des forces 
spéciales. 
 
 (Mohammad Stanekzai; Danielle Rouquié pour le service français) 
 
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