Frappe aérienne sur un hôpital de MSF au Yémen : 11 morts-MSF

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 (Actualisé avec nouveau bilan, déclaration de MSF 3-6) 
    DUBAI, 16 août (Reuters) - Un hôpital de Médecins sans 
frontières (MSF) dans la province de Hadja, dans le nord du 
Yémen, a été touché lundi par une frappe aérienne de la 
coalition arabe qui soutient le président yéménite en exil, 
faisant au moins 11 morts et 19 blessés, a annoncé l'ONG. 
    Selon un journaliste présent sur les lieux, les blessés 
n'ont pas pu être évacués tout de suite parce que les avions de 
guerre de la coalition, menée par l'Arabie saoudite, 
continuaient à survoler la zone, ce qui a fait craindre de 
nouveaux bombardements. 
    "La localisation de l'hôpital était connue, et les 
coordonnées GPS de l'hôpital ont été partagées plusieurs fois 
avec toutes les parties en conflit, y compris la coalition 
dirigée par l'Arabie Saoudite", a annoncé MSF dans un 
communiqué. 
    Un membre de l'ONG fait partie, avec dix patients, des onze 
victimes tuées par la bombe larguée sur l'hôpital, a ajouté le 
groupe. 
    "C'est la quatrième attaque contre une structure de MSF en 
moins de douze mois", précise en outre l'organisation. 
    "Même avec la récente résolution des Nation unies qui 
appelle à mettre fin aux attaques sur des structures médicales 
et des déclarations au plus haut niveau s'engageant en faveur du 
droit humanitaire international, rien ne semble fait pour 
obliger les parties prenantes du conflit au Yémen à respecter 
les équipes médicales et les patients", poursuit-elle. 
    Un autre attaque aérienne a touché samedi ce que MSF a 
décrit comme étant une école dans la province voisine de Saada, 
tuant dix enfants. Selon la version de la coalition, le 
bombardement visait une site d'entraînement des Houthis, le 
mouvement chiite soutenu par l'Iran qui contrôle la capitale 
Sanaa depuis septembre 2014. 
    Des dizaines de frappes aériennes ont touché des civils au 
Yémen depuis le début, en mars 2015, des opérations militaires 
de la coalition d'Etats arabes mobilisée par l'Arabie saoudite 
pour rétablir le pouvoir du président Abd-Rabbou Mansour Hadi en 
exil. 
    Les Houthis et leurs alliés du Congrès général du peuple 
(CGP), formation politique dirigée par le puissant ex-président 
Ali Abdallah Saleh, ont mis sur pied ce mois-ci un conseil pour 
diriger les parties du Yémen qu'ils contrôlent. 
    Dans son premier décret pris lundi, le conseil se déclare 
"la plus haute autorité de l'Etat (qui) exerce tous les pouvoirs 
conférés au président". 
 
 (Noah Writing; Danielle Rouquié et Julie Carriat pour le 
service français) 
 
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