François Rebsamen, un proche de Hollande au ministère du Travail

le
2
FRANÇOIS REBSAMEN, NOUVEAU MINISTRE DU TRAVAIL
FRANÇOIS REBSAMEN, NOUVEAU MINISTRE DU TRAVAIL

PARIS (Reuters) - François Rebsamen, nommé ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social dans le gouvernement de Manuel Valls, est un proche de François Hollande dont les ambitions ministérielles avaient été déçues après la présidentielle de 2012.

Le sénateur-maire de Dijon, chargé du dossier de la sécurité lors de la campagne de 2012, n'a jamais caché sa volonté d'accéder au ministère de l'Intérieur mais François Hollande lui préféra Manuel Valls en 2012.

Le président français espérait cette fois placer ce proche place Beauvau, mais le nouveau Premier ministre lui préférait le député Jean-Jacques Urvoas, a-t-on appris de sources gouvernementales.

Figure du Parti socialiste, François Rebsamen était entré dans l'intimité du chef de l'Etat à la faveur du congrès de Brest en 1997, lorsque François Hollande est élu premier secrétaire. Il devient son numéro deux.

Depuis, son parcours s'est inscrit dans le sillage de celui du président.

Lors des élections régionales et cantonales de 2004, François Hollande lui confie le poste de directeur de la campagne nationale puis l'année suivante celui de la campagne du référendum sur le traité européen.

François Rebsamen choisit Ségolène Royal, qu'il retrouve au gouvernement, lors de la primaire socialiste pour la présidentielle de 2007. Il codirige la campagne de la future candidate socialiste avec Jean-Louis Bianco.

Sur le plan local, le parcours de François Rebsamen est un sans faute.

En 2001, il réussit à arracher à la droite la ville de Dijon, réputée pour son conservatisme, et dans la foulée, la présidence du Grand Dijon. Une ville qu'il réussira à conserver en 2008, grâce à sa stratégie "d'ouverture" qui l'amènera à se rapprocher du MoDem. François Rebsamen ravit aussi à la droite en 2008 le siège de sénateur de Dijon.

Il fait son entrée au Palais du Luxembourg par la grande porte en devenant président du groupe socialiste, poste laissé vacant par Jean-Pierre Bel, appelé à présider la haute assemblée.

Le maire de Dijon, habitué des cabinets ministériels pour avoir intégré ceux de Pierre Joxe, de Laurent Fabius ou encore Jean-Jack Queyranne, avait conseillé en 2013 à Jean-Marc Ayrault de "virer" un ministre pour l'exemple afin de "ramener de l'ordre" dans le gouvernement.

Réélu dimanche dernier à la mairie de Dijon, en pleine "vague bleue", pour un troisième mandat, François Rebsamen, qui revendiquait, à contre-courant, son statut de "cumulard", devra abandonner ce mandat.

(Catherine Lagrange, édité par Sophie Louet)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • lorant21 le mercredi 2 avr 2014 à 13:19

    "Moi, maire, je ne demanderai aucun mandat national": F.Rebsamen 2001 (à l'époque, il roulait dans une vielle 405 et se baladait tout seul sous les préaux scolaire à serer les mains quin passaient..) . Mais dès 2002, il se présentait à la députation. Il annonce que la dette de Dijon n'a pas augment.. ce qui est vrai. Mais la dette du Grand Dijon a explosé. En réalité, la dette des dijonnais a été multipliée par environ 6. Beau parcours quand même!

  • cell le mercredi 2 avr 2014 à 12:40

    Moi Président , je ne ferais pas de copinage ...