François Rebsamen appelle le patronat à jouer le jeu du dialogue

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FRANÇOIS REBSAMEN APPELLE LE PATRONAT À JOUER LE JEU DU DIALOGUE SOCIAL
FRANÇOIS REBSAMEN APPELLE LE PATRONAT À JOUER LE JEU DU DIALOGUE SOCIAL

PARIS (Reuters) - Le ministre français du Travail, François Rebsamen, a regretté mardi que les organisations patronales aient "du mal à jouer le jeu" du dialogue social mais s'est dit confiant dans leur présence à la conférence sociale qu'elles menacent de boycotter.

Huit organisations patronales ont appelé le week-end dernier François Hollande et son Premier ministre, Manuel Valls, à conforter les mesures en faveur des entreprises pour permettre à la France de renouer avec la croissance.

Le Medef, la CGPME et l'Union professionnelle artisanale (UPA) ont en outre menacé de ne pas participer à la conférence sociale des 7 et 8 juillet si le système de prise en compte de la pénibilité au travail, financé par une taxe, s'appliquait comme prévu au 1er janvier.

Alors que le gouvernement s'est engagé à alléger le coût du travail de 41 milliards d'euros au total pour relancer l'emploi et l'investissement, le ministre du Travail a exhorté mardi le patronat à prendre sa part d'efforts.

"Il y a le sentiment, qui peut être justifié, auprès d'un certain nombre de parlementaires socialistes que malgré tout ce qui est fait pour redonner des marges aux entreprises, le patronat, dans sa forme de représentation, a du mal à jouer le jeu", a dit François Rebsamen sur France Culture.

"Il y a le sentiment qu'on fait les efforts pour les entreprises dans notre pays mais (...) elles ne nous le rendent pas vraiment. On peut attendre qu'elles fassent aussi les efforts pour participer un peu plus à cet effort de redressement pour l'emploi, pour l'investissement", a-t-il insisté.

"CHANGEMENT DE CULTURE" SOCIALISTE

La conférence sociale constitue un rendez-vous important pour le gouvernement, contesté par une partie de sa majorité qui lui réclame de faire davantage pour les ménages et moins pour les entreprises faute de retombées visibles.

"On met en place une politique qui n'est pas traditionnelle chez les socialistes, la politique de l'offre, c'est pas gagné en général, c'est presque un changement de culture chez les socialistes, ça provoque des résistances", a observé François Rebsamen.

"Mais si de l'autre côté le patronat, sa représentation, ne joue pas le jeu, traîne des pieds, dit qu'ils n'ont rien, qu'ils n'ont pas assez, ça nous complique énormément la donne et ça ne facilite pas le développement économique du pays au sens large."

François Rebsamen s'est cependant dit confiant quant à la présence des organisations patronales à la conférence où doivent notamment être envisagées les contreparties des allègements de charges prévus par le pacte de responsabilité.

"Je pense qu'ils vont venir", a-t-il dit. "Je ne vois pas l'intérêt qu'ils auraient à boycotter cette conférence parce qu'il y a du coté des organisations syndicales qui ont signé des accords avec le patronat une forte attente."

Celle-ci est notamment forte du côté de la CFDT, centrale réformatrice et encline à négocier, dont le secrétaire général Laurent Berger juge "hors de propos et injustifiable" la menace de boycottage, dans un entretien paru mardi dans Libération.

(Gregory Blachier, édité par Yves Clarisse)

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  • dotcom1 le mardi 1 juil 2014 à 11:36

    Faut venir, Reb s'amène

  • c.monti1 le mardi 1 juil 2014 à 11:29

    que ce gouvernement de politiciens professionnels de père en fils se débrouille ! ils font exactement l'inverse de ce qu'il faut faire dans un monde ouvert