François Pérol, superbanquier de Sarkozy, défend son «éthique» au tribunal

le , mis à jour à 13:49
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François Pérol, superbanquier de Sarkozy, défend son «éthique» au tribunal
François Pérol, superbanquier de Sarkozy, défend son «éthique» au tribunal

François Pérol défend ce lundi au tribunal correctionnel de Paris, sa conception de l'éthique. L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy est jugé pour «prise illégale d'intérêts». Il lui est reproché d'avoir accepté en février 2009 de prendre la tête de la BPCE. Un groupe issu de la fusion entre la Banque populaire et la Caisse d'épargne , opération qu'il avait suivie depuis l'Elysée.

Or, pour éviter tout conflit d'intérêts, la loi interdit à un fonctionnaire, de travailler pour une entreprise qu'il a surveillée, dans un délai de trois ans. Et notamment s'il a conseillé l'autorité compétente.

«Qu'a été ce projet de fusion, quelles parts ont pris les pouvoirs publics dans les choix qui ont été faits et quelle a été plus particulièrement l'influence de la présidence de la République et de M. Pérol ?» Ce sont les questions posées par le juge ce matin de lundi, dès l'ouverture des débats. Le procès devra y répondre.

Cheville ouvrière de la fusion ?

A la barre, François Pérol se défend de toute faute morale : «J'ai toujours veillé à respecter la plus complète éthique dans la manière de gérer mes dossiers». L'ancien secrétaire général adjoint de la présidence de la République (2007-2009) assure que «le caractère et l'expérience» sont les meilleures «défenses déontologiques». Et d'argumenter : «Avant d'intégrer les cabinets ministériels, j'avais travaillé sur de grosses opérations à la direction du Trésor, j'ai l'expérience pour faire la part des choses». 

Reste que l'accusation est persuadée que cet ancien de la direction du Trésor a été la cheville ouvrière de cette fusion pilotée par l'Elysée.

VIDEO. François Pérol, patron de la BPCE, jugé à Paris

Rester ou pas à la tête de la BPCE

Durant l'enquête, Pérol a toujours affirmé «ne pas être sorti du cadre de (ses) fonctions» et n'avoir joué aucun rôle «d'information» sur ce projet de fusion auprès ...

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  • rodde12 le lundi 22 juin 2015 à 14:08

    S'il avait été de gôche il n'y aurait eu aucun problème. Mais la BPCE aurait perdu de l'argent.

  • rodde12 le lundi 22 juin 2015 à 14:02

    Ce qu'on lui reproche c'est d'avoir redressé c es deux entités alors qu'elles étaient foireuses. Il n'était pas de la maison.

  • M3182284 le lundi 22 juin 2015 à 14:01

    Pour la justice Taubira, mieux vaut tabasser sa femme et être arabe, que blanc UMP et banquier. Quels crimes le banquier aurait il commis? Pendant que des milliers de délinquants connus des services de police sévissent ... Taubira ou la justice immorale, partisane, décrédibilisée.

  • M4958114 le lundi 22 juin 2015 à 13:45

    François Pérol, superbanquier de Sarkozy 80 millions de trou a l'ump hi hi hi hi !!