François Hollande veut des élections d'ici fin juillet au Mali

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FRANÇOIS HOLLANDE SOUHAITE DES ÉLECTIONS AU MALI D'ICI FIN JUILLET
FRANÇOIS HOLLANDE SOUHAITE DES ÉLECTIONS AU MALI D'ICI FIN JUILLET

PARIS (Reuters) - François Hollande et son homologue nigérien Mahamadou Issoufou se sont prononcés vendredi pour la tenue d'élections, d'ici fin juillet, "sur tout le territoire" malien.

La France et le Niger participent à l'intervention armée lancée en janvier dernier pour chasser les rebelles islamistes qui occupaient alors le nord du Mali.

"Ces élections doivent avoir lieu. Pour le peuple malien lui-même, pour l'exemple que nous devons donner à toute l'Afrique, et pour la légitimité qui doit être celle de l'autorité malienne (...) pour poursuivre le dialogue politique", a déclaré vendredi François Hollande dans la cour de l'Elysée.

Une certaine instabilité demeure dans le nord de Mali, en particulier dans les régions de Gao et de Kidal, où les troupes tchadiennes et françaises se sont installées pour combattre des djihadistes retranchés dans les montagnes environnantes.

Pour François Hollande, le scrutin devra avoir lieu partout, y compris dans ces zones.

"Ces élections doivent se tenir sur tout le territoire malien. J'insiste bien : sur tout le territoire malien. Aucune fraction du Mali ne doit être privée de la possibilité d'organiser le scrutin", a-t-il affirmé.

"Nous devons faire en sorte que l'administration malienne civile puisse être installée partout pour l'organisation de ces élections. La France, à travers sa présence militaire, et d'autres armées, y contribueront", a-t-il ajouté.

Mahamadou Issoufou lui a fait écho, souhaitant que "ces élections aient lieu le plus rapidement possible" sur "l'ensemble du territoire malien".

"Tous les Maliens, quel que soit leur lieu de résidence, doivent jouir de leur droit de vote", a-t-il dit devant la presse. "Nous ferons en sorte que les dispositions soient prises pour qu'il en soit ainsi".

François Hollande a insisté sur l'importance de retrouver une stabilité politique au Mali pour empêcher le retour de la rébellion islamiste.

"La démocratie, les élections, la sécurité, la qualité du développement, tout cela contribue à lutter contre le terrorisme", a-t-il fait valoir.

François Hollande et Mahamadou Issoufou doivent se retrouver à Bruxelles mercredi prochain pour participer à une conférence sur l'aide au Sahel.

Paris a commencé à réduire les effectifs de son dispositif militaire au Mali pour confier un rôle accru à la force ouest-africaine, qui devrait être intégrée à partir de juillet dans la future force de paix de l'Onu, baptisée Minusma.

Elizabeth Pineau, édité par Chine Labbé

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