François Hollande veut apaiser la querelle entre l'UE et Pékin

le
1
FRANÇOIS HOLLANDE VEUT APAISER LA QUERELLE ENTRE L'UE ET PÉKIN
FRANÇOIS HOLLANDE VEUT APAISER LA QUERELLE ENTRE L'UE ET PÉKIN

TOKYO (Reuters) - Le président français François Hollande a demandé samedi le règlement "dans la discussion" de la querelle commerciale entre l'Europe et la Chine, qui sera évoquée lors du prochain Conseil européen fin juin.

Pékin a répliqué cette semaine à la décision de la Commission européenne de taxer les panneaux solaires importés de Chine en ouvrant une enquête sur les importations de vin de l'UE.

"Nous devons travailler avec la Chine et c'est ce que l'Europe fait, nous devons le faire en cohésion, c'est-à-dire avec la volonté de développer nos économies mais aussi de poser des règles, des principes, d'ouvrir aussi de nouveaux domaines de coopération", a dit le président devant un parterre d'hommes d'affaires à Tokyo.

"Nous avons des problèmes commerciaux avec la Chine que nous devons régler dans la discussion, sans qu'un pays s'octroie un avantage par rapport à un autre", a-t-il ajouté.

"Ce que je veux, c'est que les Chinois achètent davantage de produits français", a-t-il poursuivi. "A nous d'être plus compétitifs et à nous de convaincre les Chinois qu'il peut y avoir réciprocité."

Le chef de l'Etat a précisé que la question serait forcément au menu du prochain Conseil européen.

"Nous devons avoir une position commune, c'est la Commission européenne qui nous représente pour la politique commerciale, nous débattrons aussi avec elle", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à l'Institut français de Tokyo, jugeant important que "tous les pays européens défendent les mêmes thèses".

Durant sa visite dans la capitale nippone, le président français a ménagé les susceptibilités des Japonais à l'égard de la Chine voisine.

"Ne me demandez pas de choisir" entre les deux pays, a-t-il déclaré, affirmant la volonté de la France "de travailler avec l'Asie et de ne pas opposer tel ou tel pays".

"Je suis ici heureux d'être au Japon, fier d'être au Japon, fier de ce que nous pouvons faire ensemble", a-t-il ajouté devant les chefs d'entreprise.

Elizabeth Pineau, édité par Jean-Stéphane Brosse et Henri-Pierre André

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • M5764759 le dimanche 9 juin 2013 à 07:43

    Il faut réfléchir avant de prendre des décisions. Il paraissait évident pour tout le monde (sauf pour la commission européenne bien sur) que la Chine prendrait des mesures de rétorsion. Un ramassis d'incomptétents