François Hollande tente de rassurer les impatients du changement

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FRANÇOIS HOLLANDE TENTE DE RASSURER LES IMPATIENTS
FRANÇOIS HOLLANDE TENTE DE RASSURER LES IMPATIENTS

par Elizabeth Pineau

CHALONS-EN-CHAMPAGNE, Marne (Reuters) - En chute libre dans les sondages de confiance, François Hollande a tenté vendredi de répondre à l'inquiétude des Français, palpable sur le terrain, en promettant une accélération mais aucune nouveauté dans un programme déjà connu.

"Le changement ce n'est pas une somme d'annonces, c'est une force qui donne une direction", a déclaré le chef de l'Etat à Châlons-en-Champagne (Marne), où il effectuait son premier déplacement de terrain de la rentrée.

"Il faudra du temps", a-t-il prévenu. "Non pas sur trois mois, pas davantage sur 12 mois mais sur cinq ans et en même temps, il n'y a pas de jour à perdre".

Face aux plans sociaux qui se multiplient, le président a annoncé la création "dans les jours qui viennent" de la Banque publique d'investissement destinée à soutenir les entreprises, alors qu'il en était initialement question en janvier prochain seulement.

Autres accélérations annoncées ou confirmées dans ce discours poliment applaudi : la remise le 10 septembre aux partenaires sociaux du document de base aux négociations sur la sécurisation de l'emploi pour engager "dès le mois prochain" une négociation, et une réunion des présidents de régions deux jours plus tard sur le financement des collectivités locales.

Tout cela se fera dans un environnement économique morose mais avec la volonté réaffirmée d'assainir les finances publiques françaises dans la "justice".

L'inauguration de la 66e foire de Châlons, où il était venu pendant sa campagne, a donné l'occasion au président de recueillir les doléances de Français à la patience visiblement émoussée en cette rentrée difficile sur le front de l'économie et de l'emploi, comme le montrent les sondages.

"Le changement, c'est pour qui ?", "Le changement, c'est pour quand ?", pouvait-on lire sur des pancartes brandies par des dizaines de manifestants, dont de nombreux militants CGT, massés, sans service d'ordre excessif pour les contenir, à l'arrivée du chef de l'Etat.

Lors d'une longue promenade dans les stands, le président a été interpellé par des salariés d'entreprises en difficulté, dont Solimédical, société de fabrication de matériel médical de l'Aube dont les salariés n'ont pas été payés depuis des mois malgré une décision de justice en leur faveur.

"ON EST EN TRAIN DE GALÉRER"

"Sarkozy nous a tourné le dos, ne faites pas la même chose surtout, ne nous faites pas regretter le 6 mai !", lui a dit une ouvrière de cette entreprise, dont une délégation a été reçue par des membres du cabinet présidentiel.

"On est en train de galérer. Il faut faire quelque chose, sinon on est morts", a lancé au président une salariée d'une entreprise de contreplaqué en danger.

Attentif à leur égard, François Hollande a tenté de trouver les mots qui rassurent, sans toujours convaincre : "On ne va pas pouvoir régler tout ce qui ne s'est pas fait pendant des années, maintenant on est en responsabilité, donc il faut le faire".

Pas de réponse présidentielle en revanche à la remarque d'un jeune homme : "Eh monsieur, c'est quand le référendum sur le traité européen ?"

Peu après, devant la presse, François Hollande a dit entendre, comme il l'avait dit la veille en marge d'un voyage à Madrid, les "doutes" de ses concitoyens.

"Ils espèrent beaucoup dans le changement, c'est à moi de leur dire les étapes qui permettront d'y parvenir", a-t-il noté.

François Hollande a répété dans son discours son leitmotiv à l'adresse du gouvernement : agir en "bon ordre, bon rythme et dans la bonne direction".

Malgré un début de quinquennat prompt à critiquer et à défaire ce qui avait été mis en oeuvre par la gouvernement précédent, il a estimé qu'il n'était "plus temps de juger le passé mais d'agir dès aujourd'hui, pour préparer l'avenir".

Invitant à "ne pas subir les plans sociaux mais (à) les prévenir", le chef de l'Etat a dit vouloir "accompagner les mutations économiques, développer la formation professionnelle, préférer l'activité partielle au chômage".

Le président a aussi dit compter sur les mesures visant la jeunesse pour redonner "confiance" au pays. Tels les "emplois d'avenir" qui devraient se traduire selon lui en conventions "dès le début du mois d'octobre".

Le président a par ailleurs promis d'élargir le crédit impôt recherche à l'innovation dans les PME et à céder "gratuitement" des terrains de l'Etat pour les collectivités locales.

Avec Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse

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  • knbskin le vendredi 31 aout 2012 à 17:50

    Je voulais parler bien sûr de "vide abyssal". Le vice, je n'en sais rien, et ce n'est pas de la politique :)

  • knbskin le vendredi 31 aout 2012 à 17:48

    Le apys a depuis 30 ans besoin de réformes "de fond" parfaitement connues par les experts honnêtes, quel que soit leur bord. Mais elles sont impopulaires. Donc, aucune majorité ne les réalise, et rien ne se passe. Jusqu'à la prochaine explosion "a la grecque", avec les conséquences y afférentes.

  • knbskin le vendredi 31 aout 2012 à 17:46

    Donc on a droit à un "discours sur le discours" qui n'a aucun contenu concret. D'ailleurs, on apprend très bien à faire ça à l'ENA (faire de beaux discours bien "léchés" sans contenu. Lorsque c'est au service d'une pensée machiavélique au sens propre, ça peut d'ailleurs marcher. Là, c'est manifestement au service du néant.

  • knbskin le vendredi 31 aout 2012 à 17:44

    Le succès de FH au PS s'est construit sur l'immobilisme : il était le "moins-disant", et le "bon copain", jamais à court d'une bonne blague ... avec une habileté affirmée pour se servir de l'appareil et jouer les uns contre les autres et vice-versa. Dans ce genre de démarche, il est très fort, comme Mitterrand et Chirac. Au pouvoir, ces derniers faisaient illusion par disons leur "prestance". Avec FH, il n'y a même plus de prestance. On débouche sur le vice abyssal.

  • janaliz le vendredi 31 aout 2012 à 15:55

    Mais comment font-ils pour que les photos publiées me font rire tellement il a l'air de ressembler à tous les sobriquets dont on l'affuble et qui lui vont très bien. Ma biche.

  • M2280901 le vendredi 31 aout 2012 à 15:29

    MOI, JE, PREDIDENT , j'avais oublié de vous dire que je ne sais rien faire puisque totalement incompétent et que je suis une faignasse comme le pensent tous mes collègues du PS

  • M7523987 le vendredi 31 aout 2012 à 15:21

    En plus ils se donnent 5 ans : c'est à mourir de rire mais très inquiétant !!! Qui sont-ils réellement ?????????

  • M7523987 le vendredi 31 aout 2012 à 15:20

    Il découvre qu'il y a une crise très grave et ce, depuis 4 ans ????!!!!!!! Bizarre, non ???? Une partie de son discours a été occulté dans les médias écrits !!!!! L'info a été donnée dans la presse orale !!!!!

  • M931269 le vendredi 31 aout 2012 à 15:14

    Maintenant notre président est face a ses responsabilités .....et là ce n'est pas ce qui avait été ....prévu ! c'est bcp plus compliqué ! certes il est facile de ....dépenser a tout va ou encore de détricoter ( par pure idéologie ...) ce qui a été fait par son prédécesseur mais la REALITE le rattrape et les promesses de campagne sont ( trés ) difficiles a mettre en oeuvre.......attendons encore jusque fin d'année pour voir dans quelle panade sera ....la France !

  • M2280901 le vendredi 31 aout 2012 à 15:11

    52% des français ont votés pour un branquignolle , parmi eux 93 % de la population Maghrébine assistée , ils voulaient encore plus de sous sans travailler ....