François Hollande soigne ses profs

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François Hollande soigne ses profs
François Hollande soigne ses profs

Prière de s'en souvenir : jadis malmené par la droite, le corps enseignant est cajolé par la gauche. Voilà, à peine caricaturé, le message que le gouvernement veut faire passer auprès des professeurs, objets de toutes les attentions dans la séquence politique qui s'ouvre aujourd'hui.

Ce lundi matin, dans l'auditorium Jean-Zay du palais Brongniart, à Paris (IIe), le ministère de l'Education nationale réunit le banc et l'arrière-banc de l'enseignement, pour deux jours de bilan sur la « refondation de l'école ». François Hollande, qui clôturera la séance ce lundi soir, n'arrive pas les mains vides à la grand-messe. Il devrait réaffirmer son objectif de 60 000 nouveaux postes promis pour l'éducation d'ici à 2017. Surtout, il apporte un cadeau que les profs n'espéraient plus : une augmentation !

Un an de polémiques

Cette hausse, qui doit être précisée mardi par le Premier ministre, concernera les professeurs des écoles, moins bien traités que leurs collègues des collèges et des lycées. Au bout de dix ans d'ancienneté, un instituteur touche en moyenne entre 1 800 € et 2 000 € net par mois. Un salaire bien inférieur à la moyenne des pays européens, véritable épouvantail pour des étudiants recrutés à bac + 5. En 2013 déjà, l'ancien ministre de l'Education, Vincent Peillon, avait octroyé aux professeurs des écoles une prime annuelle de 400 €. Celle-ci devrait être augmentée de 800 €. Ce geste en direction des 330 000 instituteurs représente pour l'Etat 265 M€ par an, qui s'ajoutent à d'autres enveloppes octroyées ces derniers mois par l'Elysée aux agriculteurs, aux jeunes, aux chômeurs... Le rassemblement, c'est maintenant !

Mais, s'ils ne boudent pas leur plaisir, les représentants des enseignants restent méfiants à l'égard d'une gauche dont ils se disent majoritairement déçus. La refonte chaotique des rythmes scolaires a laissé des traces. Et la réforme du collège, pas encore en place, ...

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  • M9244933 il y a 7 mois

    Toujours plus de dépenses publiques qui rendent le redressement du pays de plus en plus impossible. L'irresponsabilité à l'état pur. Tout le contraire d'un homme d'état.