François Hollande signe à Tulle la fin de la présidence normale

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FRANÇOIS HOLLANDE SIGNE À TULLE LA FIN DE LA PRÉSIDENCE NORMALE
FRANÇOIS HOLLANDE SIGNE À TULLE LA FIN DE LA PRÉSIDENCE NORMALE

par Elizabeth Pineau

TULLE, Corrèze (Reuters) - François Hollande n'a passé que quelques heures ce week-end dans son fief corrézien, autre signe qu'il est peut-être en train de signer la fin de la présidence "normale" et en quête d'un ton nouveau face aux difficultés du moment.

Le chef de l'Etat français est passé par Tulle mais n'est pas resté -pas de nuit dans sa permanence d'élu, pas de tour au marché samedi. Arrivé en avion en milieu d'après-midi vendredi, il est reparti en début de soirée.

Il a confié "savourer" ce moment passé dans sa ville, mais comme on reprend son souffle dans les moments difficiles.

"Vous allez bien?" "Faites quelque chose contre le chômage", lui ont glissé des passants croisés pendant sa promenade d'une demi-heure dans des rues pavoisées pour "Les nuits de nacre", festival de musique où l'accordéon est roi.

Les habitants ont accueilli avec bienveillance mais sans effusion excessive l'ancien édile accompagné par son aide de camp pendu au téléphone et une dizaine de gardes du corps.

La presse a cru qu'il irait samedi au mariage de celle qui lui a succédé à l'Assemblée nationale, Sophie Dessus, et de son ancien directeur général des services, Dominique Ceaux.

Mais "il avait des choses à faire, il est rentré", déclarait samedi matin le vendeur de journaux où il avait naguère ses habitudes. "Mais ce qui est sûr, c'est qu'il va revenir."

Glissé entre l'ouverture de la Conférence sur l'environnement, vendredi matin et les journées du patrimoine, dimanche, ce saut de puce corrézien n'avait pas été inscrit à l'agenda officiel du président de la République.

Même la promenade à Tulle est restée longtemps hypothétique, ses communiquants craignant pour son image en ces temps de crise "d'une gravité exceptionnelle", selon les termes présidentiels.

"Tout ça, ça manque de simplicité", regrette un conseiller du chef de l'Etat, témoignant des débats en cours dans les coulisses de la présidence pour trouver le bon ton et stopper la chute de popularité de l'exécutif dans les sondages.

L'Elysée devrait d'ailleurs bientôt commander ses propres enquêtes pour mieux mesurer dans l'opinion l'impact de l'action et de l'image du président.

Pendant la campagne, le candidat avait pourtant dit qu'il romprait avec cette coûteuse habitude de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy. Son entourage affirme que cela se fera dans la transparence, via le service d'information gouvernemental (SIG).

"UNE AUTRE ÉTAPE"

En début de semaine, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a signé la fin de l'ère du président "normal".

"On est passé à une autre étape", a-t-il déclaré mardi sur Europe 1, deux jours après la prestation télévisée de François Hollande sur TF1 -le président avait alors présenté un "agenda du redressement" appelé à porter ses fruits dans deux ans.

L'Elysée sait qu'il faudra contenir jusque-là "l'inquiétude, plus que l'impatience" des Français appelés à faire des efforts, notamment en matière de fiscalité.

"Le président essaie de maintenir le fil avec les Français, pour qu'ils aient le sentiment qu'on fait tout, qu'on fait ce qu'on dit", explique-t-on de même source. "Rien ne nous est épargné, mais ce n'est pas plus mal. Etre président, c'est assumer toutes les responsabilités."

Sans indulgence excessive, la Corrèze se montre peut-être plus patiente que le reste du pays, avance Bernard Combes, maire de Tulle et conseiller de François Hollande.

"Les gens, ici, ont le sens de la patience, ils savent qu'on ne peut pas tout faire en trois mois", a-t-il dit à Reuters.

Un pâtissier de Tulle, qui vient de créer un gâteau à la myrtille et à la crème de marron à l'effigie du nouveau président, acquiesce: "Il faut qu'il se fasse les dents. Moi j'étais un peu réticent au début, là je trouve qu'il tient bien le coup. Je ne veux pas le juger au bout de trois mois, on verra dans cinq ans."

Edité par Emmanuel Jarry

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  • JJYYBB le samedi 15 sept 2012 à 16:45

    chatnour les insultes,menaces et autres ne sont pas une preuve d'intelligence .

  • JJYYBB le samedi 15 sept 2012 à 15:31

    houf fin de la présidence normale enfin

  • mjjmimi le samedi 15 sept 2012 à 15:28

    Pendant sa campagne le nain-nain "Sarko est responsable de tout, la crise, la crise, elle a bon dos..." Qq mois après son éléction: " la crise est redoutable..." Pour être élu il a fait de la comm. et il gère la france en faisant de la comm...la crise va avoir peur et être vaincue? Pôvre type!

  • knbskin le samedi 15 sept 2012 à 14:52

    Le "Président normal" de FH, ça me rappelle VGE qui invitait les éboueurs à son petit déjeuner. C'est du gadget sans portée. Un type qui a toujours à côté de lui un autre type avec une valise permettant de déclencher les bordées de nos SNLE (quelque chose comme 200 Hisroshima ...) ne peut pas être un type "normal". C'est un personnage historique, et son attitude détermine sa trace dans l'Histoire : il a le choix de son destin ...

  • bigot8 le samedi 15 sept 2012 à 14:42

    mon pauv françois ! un aller retour tulle en avion privé aux frais du contribuable t as pas honte ? t ose pas rester a tulle a cause de la dette de la région infligée par ton équipe ...bravo

  • 6mptxis le samedi 15 sept 2012 à 14:41

    La suite dans un instant (redoutable ) à tel point qu on refuse de publier mon commentaire

  • 6mptxis le samedi 15 sept 2012 à 14:34

    Pas de probleme mon ami François ; recupere nos tunes l a:: Gunée Bissan , effacement de la dettec10 millions d euros ;Comores effacement de la dettev : inconnu :Madagascar éffacement de la dette 375 millions d euros ; Cote D hivoir effacement de la dette 2 milliards d euros ;Seychelles effacement de la dette 100 millions d euros ;Congo effacement de la dette 700 millions d euros ( la suite dans un instant )