François Hollande se prononce contre des dettes supplémentaires

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François Hollande se prononce contre des dettes supplémentaires
François Hollande se prononce contre des dettes supplémentaires

PARIS (Reuters) - François Hollande a une nouvelle fois défendu mardi la nécessité de promouvoir la croissance tout en soulignant qu'elle ne pouvait venir de dépenses publiques supplémentaires.

Dans un discours prononcé devant le Conseil économique, social et environnemental, le chef de l'Etat a indiqué que la maîtrise des dépenses publiques et la croissance devaient aller de pair, faute de quoi les objectifs en matière de réduction des déficits ne pourraient être atteints.

"Nous avons besoin de croissance (...) elle doit être notre préoccupation, notre engagement", a-t-il dit, mais pour ajouter aussitôt : "La croissance, elle ne naîtra pas de dépenses publiques supplémentaires au moment où les Etats connaissent un endettement élevé."

Pour François Hollande, "elle peut surgir d'une volonté commune, celle que l'Europe peut affirmer, de mettre en place des instruments nouveaux - euro-obligations, instruments financiers - notre imagination peut être grande."

"Nous avons besoin de davantage d'investissements privés comme publics, de mobiliser une épargne qui aujourd'hui est mal orientée, de protéger notre système financier, y compris de ses propres dérives", a-t-il encore dit.

Pour autant, cette volonté de croissance ne doit pas empêcher, selon lui, le "sérieux budgétaire".

"Nous devrons réduire la dette publique, revenir à l'équilibre de nos finances publiques d'ici la fin du quinquennat, nous doter des disciplines nécessaires", a-t-il souligné.

"Mais aussi grandes seraient les disciplines, aussi lourdes seraient les sanctions, s'il n'y a pas de croissance il n'y aura pas d'objectifs qui pourront être atteints en termes de réduction des finances publiques. Et, à l'inverse, si nous ne mettons pas de bon ordre à un certain nombre de dérives, il n'y aura pas de retour à la croissance. Les deux se tiennent et vont de pair", a-t-il conclu.

Elizabeth Pineau, avec Yann Le Guernigou, édité par Patrick Vignal

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  • ahariga1 le mercredi 13 juin 2012 à 07:35

    C'est clair. La croissance ne viendra pas de l'Etat, du privé (douteux) du fait de l'augmentation des impôts prévue. Mme Merkel a votre bon coeur de solidarité.....

  • dhote le mardi 12 juin 2012 à 19:55

    Il est mal barré il a déjà desserré les cordons de la bourse et engagé des dépenses sur le long terme. Je crois qu'il a besoin de cours de rattrapage en économie

  • jfvl le mardi 12 juin 2012 à 19:08

    "La croissance...ne pouvait venir de dépenses publiques supplémentaires." Selon lui ce doit sans doute être la règle que pour les autres nations ! Vu son départ en fanfare pour augmenter les dépenses de la France.