François Hollande rend hommage à Jean Jaurès

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HOMMAGE DE FRANÇOIS HOLLANDE À JEAN-JAURÈS
HOMMAGE DE FRANÇOIS HOLLANDE À JEAN-JAURÈS

PARIS (Reuters) - Cent ans après la mort de Jean Jaurès, icône du socialisme dont la classe politique française se dispute aujourd'hui l'héritage, François Hollande a rendu hommage jeudi à une figure de "la paix", de "l'unité", et du "rassemblement de la République".

Conspué le 24 avril à Carmaux (Tarn), le fief du fondateur de la SFIO, le chef de l'Etat avait opté pour une brève cérémonie dans le Café du Croissant, à Paris, où Jean Jaurès le pacifiste fut assassiné le 31 juillet 1914 par un étudiant nationaliste, Raoul Villain, à l'orée de la Grande Guerre.

François Hollande, qui affirmait en avril que "l'Europe d'aujourd'hui est le rêve de Jaurès", était accompagné du vice-chancelier allemand social-démocrate, Sigmar Gabriel.

Les deux hommes ont déposé chacun une gerbe devant la brasserie et se sont attablés à l'intérieur de l'établissement.

"Jaurès est mort : il a été tué sous nos yeux, par deux balles assassines", narre L'Humanité du 1er août 1914, le quotidien fondé en 1904 par Jean Jaurès qui reproduit jeudi sa "Une" de l'époque.

François Hollande a ensuite salué les badauds, se prêtant au jeu des photos et des autographes. "Je suis content d'être venu voir de moi-même, M. Hollande, mais attention quand même", lui dit un homme. "On fait attention", a répliqué le président.

A la question de savoir quel était le message de Jean Jaurès, cent ans après, François Hollande a répondu : "La paix et l'unité, le rassemblement de la République".

La "gauche de la gauche" a intenté un procès en trahison au chef de l'Etat et à son Premier ministre, Manuel Valls, et le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, venu lui aussi se recueillir, a été salué par des sifflets et des "Trahison!" scandés par quelques manifestants.

Symbole aujourd'hui revendiqué de l'extrême droite à l'extrême gauche, en passant par l'UMP Nicolas Sarkozy, Jean Jaurès est célébré au PS comme un réformiste visionnaire.

Le co-président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, dénonce avec virulence une récupération indue et un dévoiement, selon lui, des idées de celui qui proclama : "Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage".

"Jaurès, c'est pas Hollande, c'est pas le baratin fumeux,(...) c'est le contraire de Hollande, c'est une intelligence engagée, tandis que François Hollande c'est avant tout un planqué de l'esprit", a-t-il lancé sur RTL.

"Il ne peut pas venir faire l'héritier, il est plutôt le syndic de faillite, le liquidateur du jaurésisme réel".

(Sophie Louet avec Service France, édité par Yves Clarisse)

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  • proni le jeudi 31 juil 2014 à 13:52

    je vais être censurée mais bon!!!!Il a trouvé une nouvelle commémoration ,il est le "Ravi"