François Hollande rencontre des travailleurs de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois, le 2 mai 2012 à La Plaine Saint Denis:
Le gouvernement, qui entretient le flou sur les moyens d'actions contre le plan de suppression de postes chez PSA, reçoit mardi les syndicats du groupe, avant de rencontrer le patron, Philippe Varin, mercredi, qui répète qu'il n'a d'autre choix de que fermer le site d'Aulnay.Répondant au choc provoqué le 12 juillet par le projet de PSA de supprimer 8.000 postes, soit près de 10% de sa division automobile en France, et d'arrêter la production à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, avait appelé PSA à son "devoir vis-à-vis de la nation France" et évoqué de "nombreux moyens" de s'y opposer, sans toutefois les détailler.Ce chiffre s'ajoute à 1.900 suppressions en interne déjà annoncées à l'automne dernier.Le 14 juillet, le président François Hollande assurait que l'Etat "ne laissera pas faire" et que le plan de PSA devait être "renégocié".Les leviers économiques choisis pour le gouvernement pour soutenir la filière automobile seront dévoilés le 25 juillet. Le même jour, PSA présentera ses résultats semestriels et apportera lors d'un comité central d'entreprise des réponses sur sa stratégie et les investissements à venir.Les délégués syndicaux de PSA n'attendent donc pas grand chose de la réunion mardi à 18H00 avec M. Montebourg, si ce n'est de pouvoir réitérer leurs priorités."Nous attendons d'abord qu'ils étudient toute la filière automobile, car effectivement, PSA est impacté aujourd'hui, mais il est aussi l'un des moteurs dans la métallurgie en terme de sous-traitance", a expliqué Ricardo Madeira délégué central CFDT."Ensuite, pour PSA, le chiffre de 8.000 nous paraît énorme. Il faut voir ce que l'Etat peut faire. Il faut essayer de conserver le maximum d'emplois", a souligné M. Madeira.Pour le numéro un de FO Jean-Claude Mailly, "l'Etat ne peut pas tout faire", mais il dispose de "moyens de pression".L'expertise financière très attendueTania Sussest, déléguée du Syndicat indépendant de l'automobile (SIA), majoritaire à Aulnay, ne se fait elle "aucune illusion": "PSA est un grand groupe privé. Déjà, ils (l'Etat, ndlr) n'ont rien pu faire chez Renault et l'ont laissé délocaliser la production", a-t-elle ajouté. Dans l'immédiat, l'important est de négocier de bonnes conditions de reclassement et d'accompagnement, selon elle.La CGT, elle, ne veut pas entendre parler de fermeture à Aulnay (3.000 salariés). "Il faut maintenir cette usine", a dit mardi son secrétaire général Bernard Thibault, pour avoir un plan d'aide à la filière "à la hauteur".Ce à quoi Philippe Varin répond qu'il n'y a pas d'autre solution. "Nous avons examiné toutes les alternatives", explique-t-il dans un entretien au Monde daté de mercredi."On ne peut pas avoir des usines qui tournent à la moitié de leur capacité, et ceci à long terme, alors que le marché européen s'est rétréci de 25% en cinq ans", argumente-t-il.PSA est particulièrement touché par la baisse du marché européen, son premier débouché car "44% de la production du groupe est française", rappelle-t-il. Le groupe paye en partie son patriotisme économique, estime M. Varin.Il devrait réitérer ses arguments devant M. Montebourg qu'il verra mercredi à 18H30 au ministère.Le ministre a aussi fait part mardi de sa volonté de rencontrer le principal actionnaire, la famille Peugeot "qui a un certain nombre de choses à nous dire"."Nous voulons que PSA nous prouve qu'il est dans une situation financière telle qu'il n'a pas le choix du calendrier et qu'il y a un tel degré d'urgence", lui répond Franck Don (CFTC), qui comme d'autres syndicats, va exiger lors du Comité central d'entreprise au 25 juillet la désignation d'un expert.M. Montebourg a nommé un expert chargé d'examiner la situation financière du groupe et le bien fondé des décisions de PSA. Le diagnostic sera présenté avant fin juillet et les conclusions avant le 20 septembre.
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- mlaure13 il y a 10 mois
Le beau fils du candidat socialiste passe des heures au commissariat pour détention et consommation de drogue devant un établissement scolaire et rien (même sur le web, personne n’aborde le sujet). Pas un article, une dépêche ou un minimum d’information !... Deux poids deux mesures à ce point là, ce n’est pas du journalisme mais de la propagande !!!
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