François Hollande reçoit les familles de deux otages tués au Niger

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DEUX FAMILLES D'OTAGES TUÉS AU NIGER REÇUES À L'ELYSÉE
DEUX FAMILLES D'OTAGES TUÉS AU NIGER REÇUES À L'ELYSÉE

PARIS (Reuters) - François Hollande a reçu mardi les familles de deux Français tués en janvier 2011 peu après avoir été enlevés au Niger, à qui il a promis d'agir pour "la recherche de la vérité" sur les circonstances de la mort des jeunes gens, a annoncé l'Elysée.

Antoine de Léocour et Vincent Delory, âgés d'une vingtaine d'années et originaires du nord de la France, ont été tués quelques heures après leur enlèvement dans un restaurant de Niamey lors d'une opération destinée à les libérer impliquant les armées nigérienne et française.

Les familles des victimes ont demandé des explications sur les circonstances de la mort des deux jeunes hommes et en particulier sur l'assaut de l'armée française donné contre des islamistes qui multipliaient alors les prises d'otages français et les déclarations belliqueuses.

Lors de la rencontre à l'Elysée en présence du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, le chef de l'Etat a assuré à ses hôtes que "rien ne viendra entraver l'action de la Justice qui agira en toute indépendance et disposera de tous les moyens et de tous les appuis nécessaires, au plan national et international, dans sa recherche de la vérité", peut-on lire dans un communiqué.

François Hollande "veillera à ce que l'ensemble des services de l'Etat concernés apportent leur concours à la Justice et, à ce titre, que tous les documents utiles à l'accomplissement de sa mission lui soient transmis", ajoute-t-on.

VICTIMES DU TERRORISME

Le président a appuyé la demande des familles visant à obtenir la reconnaissance de Vincent Delory et Antoine de Léocour en tant que victimes du terrorisme.

De retour de son premier déplacement officiel en Afrique, au Sénégal et en République démocratique du Congo, François Hollande avait reçu lundi les familles de deux Français enlevés au Mali l'an dernier.

Le chef de l'Etat s'est entretenu avec des proches de Philippe Verdon et Serge Lazarevic, deux géologues capturés dans la nuit du 24 novembre 2011 au Mali et retenus au Sahel par Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Le groupe est supposé détenir également quatre collaborateurs du groupe nucléaire public français Areva et de son sous-traitant Satom, une filiale de Vinci, enlevés au Niger le 16 septembre 2010.

Samedi, un responsable du Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao, islamistes radicaux) a estimé que le chef de l'Etat français mettait "en danger sa vie" et celles des otages français au Sahel par ses déclarations en faveur d'une intervention militaire dans le nord du Mali.

François Hollande, qui avait déjà reçu les proches des otages enlevés au Niger, recevra fin octobre ceux d'un agent français retenu depuis 2009 en Somalie.

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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