François Hollande, quatre erreurs et un enterrement

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François Hollande, président de la République.
François Hollande, président de la République.

Le candidat Hollande et le président Hollande sont deux hommes de plus en plus différents. Le décalage entre celui qui disait vouloir "combattre le monde de la finance" et celui qui se veut le champion de la compétitivité des entreprises crée un sentiment de malaise : sa base populaire crie au reniement, et les Français plus libéraux (plus traditionnellement centristes ou de droite) ne lui reconnaîtront jamais les mérites qu'il s'attribue en matière économique.Erreur n° 1 - Le candidat Hollande avait vilipendé les pratiques césaristes de son prédécesseur. Il avait l'intention de revenir à la lettre de la Ve République en rehaussant le rôle dévolu à Matignon, censé redevenir le centre d'arbitrages. Pari raté ! Pour plusieurs raisons. D'abord, parce que ce jeune président a eu peur d'installer à Matignon un Premier ministre susceptible de lui faire de l'ombre. Il a donc choisi la solution confortable : un Jean-Marc Ayrault fidèle et aussi novice que lui dans la conduite des affaires de l'État. D'où la nécessité, pour se rassurer, de s'entourer d'une énarchie nombreuse et étouffante, même pour les ministres les plus politiques du gouvernement. Le manque de poigne à Matignon a eu, par ailleurs, des effets désastreux sur la cohérence gouvernementale. Manuel Valls à l'Intérieur et Arnaud Montebourg à Bercy ont le sentiment d'être supérieurs au Premier ministre parce qu'eux se sont coltiné la primaire socialiste et convoitent le...

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