François Hollande mobilise sur les terres du Front national

le
0
François Hollande mobilise sur les terres du Front national
François Hollande mobilise sur les terres du Front national

FORBACH, Moselle (Reuters) - François Hollande a tenu vendredi son avant-dernière réunion de campagne en Moselle, où Marine Le Pen a enregistré quelques-uns de ses scores les plus élevés au premier tour.

Selon son équipe, le candidat socialiste, favori des sondages mais dont l'écart avec Nicolas Sarkozy paraît se resserrer, souhaitait "parler aux électeurs du Front national" quelques heures avant la fermeture de la campagne.

"Si vous êtes venus aussi nombreux, c'est que vous voulez exprimer une inquiétude", a-t-il dit à Hombourg-Haut, juché sur une camionnette, à quelques centaines de personnes rassemblées au cour de la cité Chapelle, une cité minière des années 1950.

"Vous l'avez exprimé de multiples façons au premier tour", a-t-il ajouté dans cette commune ouvrière qui a accordé 31,74% de ses suffrages à Marine Le Pen, la plaçant en tête devant lui-même, second avec 26,98% des voix.

"Nous avons le devoir d'être ensemble, réconciliés. Je ne veux pas d'une France qui se divise entre ceux qui habitent certains quartiers et d'autres, une France qui se sépare entre ceux qui ont une telle religion ou telle autre. Je ne veux pas d'une France qui se méfie d'une autre", a-t-il poursuivi.

Le candidat a eu toutes les peines du monde à se frayer un chemin jusqu'au micro au milieu de la foule.

"Vous avez trop souvent l'impression, qui n'est pas toujours fausse, que l'Etat n'a pas été toujours au rendez-vous", a-t-il repris, une heure plus tard, à l'issue d'un nouveau bain de foule, devant un millier de personnes rassemblées à Forbach.

"Je serai le président de la justice", a-t-il annoncé en promettant le retour des services publics et de l'emploi dans les quartiers délaissés.

Se plaçant déjà dans l'après 6 mai, François Hollande a terminé son discours en s'adressant à tous les Français. "Y compris à ceux qui ne voteront pas pour moi", a-t-il précisé.

"C'est ensemble que nous réussirons. Ce sera dur après", a-t-il reconnu tout en assurant qu'il n'avait rien promis en tant que candidat qu'il n'était en mesure de tenir comme président.

C'est dans ce même bassin minier de Lorraine que François Mitterrand avait débuté sa campagne en 1981.

Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant