François Hollande mise sur la fiscalité et le soutien financier

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POUR FRANÇOIS HOLLANDE, LA FRANCE NE DOIT PAS IMITER UN MODÈLE EN MATIÈRE DE COMPÉTITIVITÉ
POUR FRANÇOIS HOLLANDE, LA FRANCE NE DOIT PAS IMITER UN MODÈLE EN MATIÈRE DE COMPÉTITIVITÉ

PARIS (Reuters) - François Hollande a présenté mardi ses propositions pour augmenter la compétitivité des entreprises françaises, une clé de la relance économique qui passe selon lui par des réformes fiscales, un accroissement du soutien financier public et privé, et l'amélioration de la formation et de la gouvernance.

Le candidat socialiste à l'élection présidentielle, favori des sondages, compte impliquer l'Etat et les collectivités locales dans un "pacte national de confiance autour de l'idée de compétitivité", et fixer des objectifs.

Opposé à la "TVA sociale" par laquelle son rival Nicolas Sarkozy veut légèrement baisser les charges sociales et qu'il juge "injuste, inflexible et même inconséquente sur le plan de l'activité économique", François Hollande compte augmenter l'impôt des grandes entreprises et réduire celui des petites.

Trois taux d'imposition sur les sociétés seraient créés, a-t-il rappelé lors d'une conférence sur le thème de la compétitivité, à Paris: 15% pour les très petites, 30% pour les moyennes et 35% pour les grandes.

La réforme de l'impôt sur les sociétés voulue par la candidat socialiste comportera en outre "un certain nombre de remises en cause de situations qui ne peuvent plus être acceptées, sans atteindre la compétitivité des entreprises".

Il a cité les entreprises "non imposables parce qu'elles transfèrent à l'étranger un bénéfice réalisé en France ou bénéficient de niches fiscales au titre de leurs opérations financières".

"Ces deux mécanismes qui ne peuvent pas être admis seront modifiés" s'il est élu en mai, a-t-il prévenu.

François Hollande promet de réorienter le système d'exonération de cotisations sociales, qu'il juge inefficace: "25 milliards d'euros ne sont pas utilisés vraiment pour améliorer la compétitivité", a-t-il dit.

Le financement de la protection sociale sera revu en concertation avec les partenaires sociaux, "appelant sûrement de nouvelles recettes (...) qui devront avoir le moins d'effet possible sur la croissance et le plus d'impact possible sur l'emploi", a-t-il dit.

COTISATION FONCIÈRE

Les aides aux entreprises seraient ciblées sur celles qui exportent ou ont vocation à le faire.

Pour soutenir l'investissement, il propose une réduction de la cotisation foncière des entreprises proportionnelle au montant investi.

"Chaque fois qu'une entreprise investira, elle aura une baisse de la cotisation foncière des entreprises qui est aujourd'hui perçue par les collectivités locales. Cela sera entièrement compensé par l'Etat", a-t-il précisé.

Favorable au crédit impôt recherche, "un dispositif qui incontestablement marche", il compte lui associer un "crédit impôt innovation" pour "soutenir durablement la compétitivité".

Le soutien public serait accru grâce à une Banque publique d'investissement pour accompagner le développement des entreprises en capital, en prêts participatifs ou de long terme.

Cette banque s'appuiera sur les fonds régionaux, Oseo, la Caisse des dépôts et consignations et le Fonds stratégique d'investissement (FSI).

Le versement des crédits du "Grand emprunt" engagé sous l'actuel gouvernement serait accéléré pour des projets jugés essentiels.

Grâce à un "nouvel acte de décentralisation", les régions "auront davantage de marge de manoeuvre qu'aujourd'hui pour prendre des participations dans les entreprises et accompagner leur développement", a ajouté le député de Corrèze.

Le soutien privé viendrait de la création d'un Livret d'épargne industrie, dont le plafond sera le double de celui du Livret du développement durable pour atteindre 12.000 euros.

De même, "les mécanismes d'assurance-vie devront être revus" pour orienter l'épargne vers l'industrie et l'économie productive, a-t-il dit.

Côté formation, le candidat socialiste veut favoriser l'enseignement professionnel et lutter contre l'échec scolaire, avec l'objectif de baisser de moitié le nombre de jeunes sortant chaque année de l'école sans diplôme, qui est actuellement de 150.000, en cinq ans.

Pour améliorer la gouvernance, il veut institutionnaliser la présence des représentants des salariés dans les instances des entreprises de plus de 1.000 salariés: conseils d'administration, conseils de surveillance et comités de rémunération.

Elizabeth Pineau, avec Jean-Baptiste Vey, édité par Patrick Vignal

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  • M6744133 le mardi 13 mar 2012 à 17:23

    vous en avez de la chance de ne pas être censurés ! Dire que LOLO , FAFA et consorts nous mettrons sur la paille et HOP censure ! il va reformer le système fical et surtout la GOUVERNANCE des entreprises , peut t-il en dire un peu plus ? et non ces bouts d'idées qui n'on ni queue ni tête... Depuis 1981 la dette avec le PS et complice a été de 1300 milliards ,et Mitterrand disait que c'était aux jeunes à en payer u ne partie, OUI oui !

  • M6437502 le mardi 13 mar 2012 à 15:46

    Une belle illusion:attendre de l'investissement privé qu'il prenne tous les risques pour soutenir un gouvernement socialo qui spoliera les investisseurs d'une façon ou d'une autre!Tout ça ira plus sûrement à l'étranger.Bonjour les augmentation de dettes de l'Etat et des collectivités!

  • tachdji5 le mardi 13 mar 2012 à 13:24

    le modele francais trop raleur ,faineant qui voudrai de cela et bien il y a que nous ,les francais l'erreur est trouvai !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  • M4630217 le mardi 13 mar 2012 à 12:32

    En tout cas le modèle Français il est suivi par personne....Chercher l'erreur!