François Hollande met la République au service de la sécurité

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FRANÇOIS HOLLANDE MET LA RÉPUBLIQUE AU SERVICE DE LA SÉCURITÉ
FRANÇOIS HOLLANDE MET LA RÉPUBLIQUE AU SERVICE DE LA SÉCURITÉ

par Elizabeth Pineau

AURILLAC, Cantal (Reuters) - "Rien n'empêchera le changement", a affirmé jeudi un François Hollande soucieux de ne pas laisser à la droite l'exclusivité des thèmes de la lutte contre le terrorisme et de la sécurité réveillés par les drames de Toulouse et Montauban.

En meeting à Aurillac, dans le Cantal, le candidat socialiste à l'élection présidentielle a composé un discours collant à l'actualité, répondant à la fois aux inquiétudes liées à la série de meurtres qui s'est soldée par la mort de leur auteur et aux attaques nourries de la droite au terme d'une trêve de trois jours de deuil national.

"Ce n'est pas un soir comme les autres, ce n'est pas une réunion publique comme les autres", a dit l'élu PS en préambule d'un discours au ton grave dominé par les questions de sécurité.

"Aujourd'hui la campagne reprend ses droits, c'est nécessaire, c'est même indispensable. Le pays a besoin d'un débat clair, transparent, simple et en même temps exigeant", a-t-il ajouté devant 2.000 personnes réunies au Prisme d'Aurillac.

François Hollande a fait siennes la lutte contre le terrorisme, la sécurité et la défense de la laïcité, estimant que ces domaines ne sauraient être abandonnées à la droite.

"Si les Français m'accordent leur confiance, la République ne laissera aucun terroriste en paix, la République poursuivra tout ce qui menace la sécurité de nos concitoyens", a-t-il dit.

Attaqué sur ce thème, notamment par Nicolas Sarkozy en meeting ce même jour à Strasbourg, François Hollande a répliqué par une série de mesures et affiché sa détermination.

"Que l'on ne vienne pas nous dire que la gauche aurait là-dessus je ne sais quelle indulgence ou que la droite aurait je ne sais quelle compétence en matière de sécurité", a-t-il lancé.

La lutte contre le terrorisme doit être "l'une des principales missions de notre politique de défense", a insisté le candidat, qui prône une accélération du retrait des forces françaises d'Afghanistan.

"RIEN N'EMPÊCHERA LE CHANGEMENT"

Sans critiquer directement l'enquête ayant conduit à l'identification de Mohamed Merah, l'auteur des meurtres de Toulouse et Montauban tué par les forces de sécurité, François Hollande a demandé plus de moyens pour les services de renseignements et une meilleure coopération.

"L'heure n'est pas aujourd'hui (à) je ne sais quelle polémique", mais "c'est vrai que ce tueur avait fait deux voyages en Afghanistan et au Pakistan", a-t-il noté, prônant un contrôle des "déplacements des voyageurs dans les pays sensibles".

"Nous tirerons toutes les conclusions de cette tragédie et (elles) seront mises au service de la République", a-t-il dit, qualifiant d'"effets d'annonces" les mesures contre le terrorisme proposées par Nicolas Sarkozy.

Revenant sur la personnalité de Mohamed Merah, François Hollande a souligné que l'assassin avait "échoué" à "introduire le ferment de la folie raciste et antisémite" en France, en période électorale.

Il a mis en garde contre tout "amalgame", expliquant que "ce n'est pas un musulman qui a perpétré ces assassinat (mais) un terroriste".

"L'islam ce n'est pas le terrorisme", a-t-il dit. "L'islam est pratiqué par des millions de personnes dans le monde de façon pacifique. C'est la religion de centaines de milliers de Français."

"Aucune religion n'a à être suspectée et encore moins stigmatisée", a ajouté le candidat, qui a réaffirmé l'importance de la laïcité dans la République qu'il entend présider.

A un mois pile du premier tour, François Hollande a dit sa détermination, malgré les attaques incessantes d'une droite ragaillardie par le récent épisode régalien favorable au président sortant.

"Je vous le dis ici à Aurillac, rien n'empêchera le changement, rien", a-t-il assuré sous les applaudissements. "Aucune épreuve, aucune force contraire, aucune polémique n'empêchera l'avènement de ce changement".

Attendu vendredi dans son fief de Tulle pour une réunion du conseil général qu'il préside, François Hollande n'a pas dit un mot du candidat du Front de gauche Jean-Luc Mélenchon, devenu le "troisième homme" de l'élection selon un sondage BVA paru jeudi.

Elizabeth Pineau, édité par Jean-Stéphane Brosse

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  • dream42 le vendredi 23 mar 2012 à 10:08

    Mais bien sur, l'islam est une religion pronant la paix dans le monde....mais il se croit ou, dans le monde des bisounours....ou c'est harlem qui l'a converti....

  • ahariga1 le vendredi 23 mar 2012 à 07:31

    Encore un flou dans les projets de Hollande. Pour lutter contre le "terrorisme", ils commencera par naturaliser tous les étrangers non en règle, puis il les jugera en tant que français et finalement il videra les prisons surpeuplés par Humanisme

  • titi18 le vendredi 23 mar 2012 à 00:53

    Comment peut-il annoncer de telles âneries alors qu'il veut régulariser de nombreux immigrants.

  • Ross007 le vendredi 23 mar 2012 à 00:03

    où est-ce qu'il a vu que M Merah voulait "introduire le ferment de la folie raciste et antisémite" en France ? Alors on oublie le massacre de militaires, et les policiers qui étaient les cibles suivantes?

  • bordo le jeudi 22 mar 2012 à 23:44

    Moi j'aime les socialistes. Ils sont mignons. L'on dirait qu'ils bossent chez Disney. Problème : il y'a des morts. Mais il ne faut pas stigmatiser les terroristes !!! Ils on eu une enfance malheureuse.

  • dupon666 le jeudi 22 mar 2012 à 23:29

    toujours etre dans le sens du vent

  • M3680706 le jeudi 22 mar 2012 à 22:40

    M. Hollande me semble t’il que cet événement a complètement changé la donne. Perso il me gonfle avec ses phrases fake en boucle et son espèce de posture présidentielle sortie d'une pochette surprise il y a 3 mois. FH n'a pas le niveau tout le monde le sait, s'il a une chance d'être élu c'est juste parce que bcp ne veulent pas voter NS ce n'est pas très glorieux...