François Hollande, le président fusible

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François Hollande lors d'un discours à Chambéry, le 10 octobre 2013.
François Hollande lors d'un discours à Chambéry, le 10 octobre 2013.

On le croyait faible, indécis, lâche... On n'avait rien compris. François Hollande a le sens du sacrifice. Plutôt que d'offrir les membres turbulents de son gouvernement en pâture à la colère publique, il se présente lui-même à l'autel. Au fond, se dit-il peut-être, quoi qu'il fasse, quelles que soient ses réformes, la fréquence de ses interventions, la teneur de ses discours, le décor de ses apparitions, le résultat est toujours le même : les Français sont mécontents. Au moins se retrouvent-ils unis dans l'objet de leur colère. L'affaire Leonarda prouve bien l'efficacité de la "stratégie" Hollande. Avant son intervention télévisée de samedi, la population était divisée entre partisans de Valls, de l'ordre, de la loi, et partisans des Dibrani, de la solidarité, de l'indulgence. Puisqu'il ne pouvait les satisfaire tous, autant n'en satisfaire aucun. C'est plus égalitaire. À présent, les uns et les autres ne parlent plus que du chef de l'État et, oubliant un temps leurs différends, s'accordent tous à le critiquer. "François Hollande a inventé quelque chose de radicalement nouveau : le président fusible", décrypte le politologue Laurent Bouvet, directeur de l'Observatoire de la vie politique (Ovipol) à la Fondation Jean-Jaurès. Un rôle de fusible traditionnellement joué par le Premier ministre, à qui il revient d'encaisser les surcharges électriques pour éviter les courts-circuits. Au risque de finir grillé et remplacé, ce que le...

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  • paspad le mardi 22 oct 2013 à 19:21

    Que restera t il de la fonction présidentielle après les 5 ans de ce médiocre ?

  • M4841131 le mardi 22 oct 2013 à 19:20

    pas fusible, IN CA PA BLE