François Hollande, le discours de la (mauvaise) méthode

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François Hollande, président de la République.
François Hollande, président de la République.

"Hollande ? C'est deux millimètres d'humanité ; le reste, c'est de la glace bleue avec un pilotage politique à dix jours. Et de dix jours en dix jours, cet homme, avec sa bonne étoile au-dessus de la tête, est devenu président de la République." Ainsi parlait Jérôme Cahuzac quand il se laissait aller à faire de l'humour à propos de François Hollande. Un portrait psychologique qui tranche avec la bonhomie que l'on accorde généralement au chef de l'État tombé au plus profond de son impopularité. Tout le monde a un avis sur ce qui fait courir cet homme toujours affable, y compris durant les tempêtes. Ses opposants, eux, feignent de le prendre pour un "gentil qu'une pichenette fera tomber du trône". En vérité, micro fermé, les mêmes, à savoir les François Fillon ou les Jean-François Copé, pour ne citer qu'eux, savent à quel redoutable manoeuvrier ils ont affaire. Et craignent sa "capacité à [les] entortiller". En un mot, Hollande n'est pas devenu président par hasard, même si c'est par hasard qu'il semble gouverner, comme en témoignent ses dernières reculades fiscales ou son improvisation précipitée dans l'affaire Leonarda. Virtuose de l'esquive

Ses "amis politiques" du PS commencent à douter et s'éparpillent en petits courants de députés rebelles. Pour eux, c'est le Hollande de la rue de Solférino qui resurgit : le virtuose de l'esquive. Pendant la campagne, quand un conflit éclatait au QG, il arrivait au...

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