François Hollande lance l'an II de son quinquennat

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FRANÇOIS HOLLANDE LANCE L'AN II DE SON QUINQUENNAT
FRANÇOIS HOLLANDE LANCE L'AN II DE SON QUINQUENNAT

par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - Mai 2013, mois du second souffle pour François Hollande ? La deuxième grande conférence de presse présidentielle sera jeudi le temps fort d'une semaine charnière, amorce de l'an II d'un quinquennat entamé dans la difficulté.

Remaniement ministériel, lutte contre le chômage, réforme des retraites, relation franco-allemande : des sujets appelés à être abordés par le chef de l'Etat devant plusieurs centaines de journalistes réunis dans la salle des fêtes de l'Elysée, comme lors du premier exercice du genre le 13 novembre dernier.

D'une durée d'environ deux heures, cette rencontre avec la presse sera introduite par une courte intervention du président.

"Après une première année de fondements, elle signe l'avènement de l'an II du quinquennat, celui de la mise en oeuvre et des résultats", dit-on dans l'entourage présidentiel.

D'ici jeudi, deux pages majeures seront tournées avec le vote définitif de la loi - controversée à gauche - sur la réforme du marché du travail ce mardi et la décision, jeudi, du Conseil constitutionnel sur le mariage pour tous.

Un feu vert des "Sages" permettait de refermer un chapitre difficile, qui a poussé des centaines de milliers de personnes dans la rue, coupant au passage l'herbe sous les pieds des opposants au mariage et à l'adoption des couples homosexuels qui comptent défiler une fois de plus le 26 mai.

Mercredi à Bruxelles, c'est sur le front européen que François Hollande est attendu lors d'un déjeuner inédit en compagnie du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et d'une vingtaine de commissaires.

"PERSONNE N'EST PROTÉGÉ DANS LE GOUVERNEMENT"

Le président français s'expliquera en direct sur les dernières prévisions de la Commission, qui a accordé deux années de plus à Paris, jusqu'en 2015, pour respecter son objectif de ramener le déficit public à 3% du PIB.

Une "liberté" dont le président français, sous la surveillance de l'Allemagne et de l'exécutif européen, a d'ores et déjà promis de ne pas abuser, s'engageant à poursuivre les réformes structurelles, notamment des retraites.

Dans la tourmente des sondages, où sa cote stagne autour de 25% seulement, critiqué par une partie de la presse qui dresse un bilan sévère de sa première année de mandat, le président veut incarner la persévérance tranquille.

Le président s'est beaucoup exprimé ces derniers temps dans la presse pour justifier ses choix dont celui, impopulaire, de s'attaquer aux dépenses publiques, tout en lançant des avertissements aux 37 ministres de Jean-Marc Ayrault.

"Personne n'est protégé dans le gouvernement. Personne n'a d'immunité", a-t-il prévenu dans Paris Match à propos d'un remaniement qui viendra "en son temps". Juste avant ou juste après les vacances d'été, traduisent ses ministres.

A l'orée de sa conférence de presse, chacun y va de son conseil au président, qui célèbre mercredi le premier anniversaire de son entrée en fonctions.

"DU TEMPS A ÉTÉ PERDU", DIT ROYAL

Ségolène Royal, ex-candidate du PS à l'élection présidentielle et ancienne compagne du président, juge dans Le Monde que "du temps a été perdu".

"Il fallait réformer par ordonnances dès le début. Réussissons les cent premiers jours de la deuxième année", suggère la présidente de la région Poitou-Charentes.

A l'instar d'autres responsables PS comme le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, elle demande au président de répondre aux inquiétudes du quotidien.

"Il faut à la fois refixer des objectifs très clairs et surtout un horizon", a-t-elle dit sur France Inter. "Comment on veut voir la France dans les cinq années qui viennent, qu'est-ce qui va se passer, comment est ce qu'on va se loger, consommer, quelles sont les mutations écologiques majeures dont on va se saisir pour redonner du bien être aux Français ?"

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, parle, lui, carrément d'un "remaniement" selon lui nécessaire pour mettre fin à la cacophonie qui règne au ministère de l'Economie entre Pierre Moscovici et Arnaud Montebourg.

"J'ai dirigé Bercy dans le passé et c'est vrai que Bercy a besoin d'un patron", a-t-il déclaré mardi sur Europe 1. "Là, vous avez plusieurs patrons et, quelle que soit la qualité des hommes et des femmes et leur degré d'entente, je pense qu'une coordination plus forte serait utile."

Un autre ministre juge ce remaniement indispensable pour faire avancer les réformes grâce à une équipe soudée.

"Si on remet l'accent sur la compétitivité, comme on est en train de le faire, si on utilise les éléments de croissance européenne et surtout mondiale, si on a un peu plus de cohésion, la confiance peut revenir assez rapidement", pense-t-il.

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, espère "un cap". "J'attends qu'on nous dise 'c'est quoi le modèle d'après'. On ne peut pas mobiliser les citoyens simplement sur 'Il y a un effort à faire, on subit'", a-t-il déclaré sur France Info.

Quoi qu'il annonce jeudi, François Hollande aura besoin de temps avant de cueillir les fruits attendus de sa politique.

"Nous avons une course dont nous jugerons les résultats à la fin. Pas au début, pas au milieu, à la fin", prévient-il dans le documentaire "Le Pouvoir", qui sort mercredi en salles.

Avec Patrick Vignal et Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse

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  • manx750 le mercredi 15 mai 2013 à 12:03

    On commence l'An II avec les Sans-Culottes, épongés par les imôts du président ponctionnaire acharné !

  • M5462830 le mercredi 15 mai 2013 à 11:16

    si c'est la catastrophe comme l'an 1 , on va souffrir ...

  • frede331 le mercredi 15 mai 2013 à 09:58

    P.U.T.A.I.N. 4 A.N.S !!!!J'espere que le peuple l'aura dégagé par la rue avant

  • raich2 le mercredi 15 mai 2013 à 09:53

    Quoi qu'il annonce jeudi, François Hollande aura besoin de temps avant de cueillir les fruits attendus de sa politique. Rien qu'à voir la politique qui est menée, on s'attend à une récolte désastreuse

  • M6784830 le mercredi 15 mai 2013 à 09:52

    Il ne sent en rien responsable tout est de la faute de ces prédécesseurs. Il est arrivé serein au pouvoir puisqu'il n'y avait pas de crise.Il avait un seul objectif faire le contraire de Mr Sarkozy, mais la réalité est là, obligé de revoir sa copie sur toutes ses propositions, 4 ans çà passe vite.

  • 90342016 le mercredi 15 mai 2013 à 09:25

    c'est nous qui payons tous ces bon a rien pas belle la vie avec de belles retraites aprés 6 mois de travail nous c'est 42 ans de travail

  • M6744133 le mercredi 15 mai 2013 à 09:11

    L'an II de F.H ... mais il ressemblera en Pire au premier ! dès 2014, la Roumanie larguera sa bombe nucléaire en France ...celle-ci va être colonisée par les ROMS à qui il faudra trouver Travail, logement, offrir des milliards d'allocs diverses et variées et j'en passe ...Pôle Emploi et les assedics vont exploser en dommages collatéraux ! le PIB ne sera pas -0,1 mais de -2% .. pauvre France !

  • M9035148 le mercredi 15 mai 2013 à 09:03

    1 an sans rien faire= récession2 ans sans rien faire= démission

  • gmich10 le mercredi 15 mai 2013 à 08:52

    Les mariés gay de l'an II

  • 90342016 le mercredi 15 mai 2013 à 08:08

    les maffieux du ps les incapables permanents