François Hollande, la part du père

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Georges et François Hollande en 2012. Face à un père dévoré par le pessimisme, François Hollande a choisi l'humour et l'esquive.
Georges et François Hollande en 2012. Face à un père dévoré par le pessimisme, François Hollande a choisi l'humour et l'esquive.

Georges et François Hollande "Le sort de l'Algérie française est la passion incongrue, et amère, de Georges Hollande. Obsession incongrue, car le médecin rouennais n'y connaît personne, n'y compte pas de famille, n'y possède ni terres ni souvenirs. "Il manifeste de plus en plus de sympathie pour le camp du refus de l'abandon de l'Algérie", se remémore son fils, qui, dans ce climat défaitiste, s'éveille à la politique. Le soir, François voit son père tenir des réunions à leur domicile, il entend les compagnons militants parler tard et, bien qu'il soit trop jeune pour comprendre ce qui se joue, il entend la maison bruire, son père s'emporter. François les écoute, il les regarde rédiger leurs tracts, les observe qui argumentent, commentent l'actualité avec passion. Lorsqu'en 1959 le général de Gaulle évoque la possibilité d'une autodétermination pour cette colonie si éloignée des pluies de Bois-Guillaume, il sent "monter une tension". La formule est douce pour dire que, en politique, le père de François Hollande ne choisit que des causes perdues. François a 5 ans lorsque son père se porte candidat aux élections municipales de Rouen, sur une liste d'extrême droite, largement battue. Il a 11 ans lorsque, en 1965, celui-ci renouvelle sa tentative à Bois-Guillaume, où la famille a élu domicile. Il prend la tête de la liste Rénovation et expansion, assemblage hétéroclite d'anciens proches de l'OAS, de personnalités soupçonnées de...

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