François Hollande et son homologue américain Barack Obama, le 18 mai 2012 à la Maison Blanche

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La crise de la dette va dominer le G8 vendredi et samedi aux Etats-Unis, où le président Barack Obama et son homologue français François Hollande ont plaidé en faveur de la croissance pour compenser les mesures d'austérité."Sur la croissance, le président Obama a pu marquer une convergence" de vues avec la France, a déclaré M. Hollande à l'issue de son premier entretien à la Maison Blanche avec M. Obama, dès son arrivée sur le sol américain vendredi.Barack Obama a assuré de son côté à son hôte que le sommet du G8, qui s'ouvre dans la soirée dans sa résidence de campagne de Camp David (Maryland, est), évoquerait "des mesures énergiques pour la croissance" afin de compenser l'impact de l'austérité imposée pour redresser les comptes publics.Au moment où le blocage politique en Grèce fait craindre un retour de la Grèce à la drachme, M. Hollande a par ailleurs souligné que lui et son hôte avaient "la même conviction que la Grèce doit rester dans la zone euro".Le président français, tout comme le nouveau chef du gouvernement italien Mario Monti qui sera lui aussi présent lors de ce sommet des huit pays les plus industrialisés, souhaite orienter la politique économique de son pays vers davantage de croissance, à rebours de la rigueur professée par la chancelière allemande Angela Merkel.Washington, tout en se défendant d'interventionnisme, a multiplié ces derniers jours les déclarations favorables vis-à-vis de "l'évolution des discussions et du débat en Europe sur l'impératif de l'emploi et de la croissance", selon l'expression jeudi du conseiller de sécurité nationale de M. Obama, Tom Donilon.M. Donilon a souligné que la responsabilité de résoudre la crise restait celle des dirigeants européens, qui doivent se réunir en sommet le 23 mai.Mais il a aussi expliqué que "l'enjeu des résultats de ces discussions est très important pour les Etats-Unis. L'Union européenne dans son ensemble, évidemment, est le plus important partenaire commercial des Etats-Unis".Candidat à sa réélection le 6 novembre, le président Obama surveille de près la situation en Europe, de nature à provoquer des "vents contraires" pour une économie américaine.M. Donilon a assuré jeudi que M. Obama n'avait pas l'intention d'exploiter les différences d'approche notamment entre M. Hollande et Mme Merkel. "La nature de ces conversations sera consacrée au but commun et cohérent de gérer la crise actuelle au mieux, et de se placer sur le chemin d'une reprise durable", a-t-il affirmé.Le sommet de Camp David, au coeur de montagnes boisées à 100 km au nord-ouest de Washington, démarrera par un dîner de travail consacré en particulier au dossier nucléaire iranien, avant la reprise des discussions de la république islamique avec le "groupe des six" à Bagdad.Les dirigeants des pays membres du G8, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada, l'Italie, la France, l'Allemagne, le Japon et la Russie, devraient aussi évoquer les dossiers brûlants sur la scène internationale, en particulier le programme nucléaire de la Corée du Nord et la répression sanglante en Syrie.Ce sommet est toutefois marqué par une absence, celle du président russe Vladimir Poutine qui a délégué son prédécesseur et Premier ministre, Dmitri Medvedev. Moscou, avec Pékin, a bloqué l'adoption de résolutions contre le régime de Bachar al-Assad au Conseil de sécurité de l'ONU.Outre le sommet du G8, M. Hollande doit participer à partir de dimanche à un sommet des pays de l'Otan à Chicago (Illinois, nord), où sa promesse de retirer les troupes françaises d'Afghanistan à la fin de l'année devrait être évoquée. Les autres pays de l'Otan ont jusqu'à présent pour objectif de rester en Afghanistan jusqu'à la fin 2014.

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