François Hollande entrevoit une solution politique en Syrie

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LA FRANCE ENTREVOIT UNE SOLUTION POLITIQUE À LA CRISE EN SYRIE
LA FRANCE ENTREVOIT UNE SOLUTION POLITIQUE À LA CRISE EN SYRIE

PARIS (Reuters) - François Hollande a jugé dimanche possible de parvenir à la fin du mois à un accord sur une solution politique à la crise en Syrie maintenant que la menace d'une intervention militaire a incité Damas à accepter la destruction de son arsenal chimique.

Le président français s'est félicité sur TF1 de l'accord conclu ce week-end entre Russes et Américains, qui donne au gouvernement syrien une semaine pour remettre la liste exhaustive de ses armes chimiques en vue de leur destruction totale d'ici le milieu de l'an prochain.

"La pression, qui a été donc suffisamment forte, a convaincu la Russie, Poutine, de prendre une initiative, tant mieux", a-t-il dit, ajoutant qu'il s'agissait d'une "étape importante".

Dès lundi, François Hollande se réunira à Paris avec le secrétaire d'Etat américain John Kerry, le secrétaire au Foreign Office William Hague et le chef de la diplomatie française - les trois membres permanents occidentaux du conseil de sécurité de l'Onu -, et Laurent Fabius se rendra ensuite en Russie.

"Nous allons mettre en forme la prochaine résolution du conseil de sécurité qui va prendre l'accord et le traduire", a-t-il expliqué lors de son intervention télévisée en estimant qu'elle pourrait être votée "avant la fin de la semaine".

Ce texte prévoira des vérifications en Syrie, l'identification des 50 sites où est caché l'arsenal chimique syrien et les modalités de sa destruction en 2014, a-t-il dit en jugeant le calendrier "sans doute (...) un peu ambitieux".

NI BACHAR AL ASSAD, NI LES DJIHADISTES

"Nous devons faire en sorte qu'il y ait la possibilité (dans la résolution) d'une sanction s'il n'y a pas application", a-t-il précisé en jugeant que c'est la menace de frappes militaires qui avait permis de faire bouger la Syrie et la Russie.

"Convenons que cette stratégie a porté puisque nous en sommes arrivés au point où maintenant la menace de sanctions n'est plus portée par des pays mais pourrait l'être par le conseil de sécurité des Nations unies", a-t-il souligné.

Mais François Hollande veut mettre à profit la dynamique actuelle pour trouver rapidement une solution à la crise.

"La prochaine étape, ça doit être de trouver la solution politique à la crise syrienne et ça nous pourrions le faire si chacun est conscient de la gravité de la situation, mais aussi de l'opportunité qui nous est donnée, nous pourrions le faire dès l'Assemblée générale des Nations unies à la fin du mois de septembre", a-t-il expliqué.

Le chef de l'Etat français envisage cette solution sans Bachar al Assad, qui, n'étant "pas le représentant de la Syrie", doit "partir" dans le cadre du règlement du conflit.

L'accord politique devra faire en sorte que "ceux qui vont être chargés de la transition soient des démocrates, car il ne s'agit pas d'installer ceux que nous avons combattus au Mali ou il y a quelques mois en Libye", a déclaré François Hollande.

"Faisons attention de ne pas installer ceux que nous considérons comme aussi dangereux que Bachar al Assad puisque tous les deux, Bachar al Assad et les djihadistes, sont des massacreurs", a-t-il conclu.

Yves Clarisse

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  • baljo le dimanche 15 sept 2013 à 23:34

    Quand l'incompétence le dispute à la mauvaise foi, on arrive à des visions de la réalité déformées au point que seuls les fous peuvent comprendre.

  • v.boissi le dimanche 15 sept 2013 à 22:31

    "NI BACHAR AL ASSAD, NI LES DJIHADISTES" Je ne vois pas de qui parle Hollande ? Parce que moi qui suit cette affaire depuis le début je n'ai jamais vu autre chose que l’armée de la république arabe syrienne d'un coté et des fanatiques faisant le djihad de l'autre....