François Hollande entre volontarisme et renoncements

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FRANÇOIS HOLLANDE CONTRAINT DE REVENIR SUR SES PROMESSES
FRANÇOIS HOLLANDE CONTRAINT DE REVENIR SUR SES PROMESSES

par Elizabeth Pineau

PARIS (Reuters) - En renonçant à ramener les déficits publics à 3% en 2013, socle de son programme électoral, François Hollande déçoit un pays confronté aux contradictions d'un exécutif contraint de revenir sur ses promesses tout en tentant de préserver l'unité sociale.

Dernières alertes en date : la hausse du chômage, pour le 21e mois consécutif et les chaotiques résultats des élections italiennes qui fragilisent de nouveau une zone euro où des peuples rejettent en bloc l'austérité et relancent une crise dont le président français avait décrété la fin.

En France, les sombres prévisions de la Commission européenne anesthésient le volontarisme de l'Elysée, en passe de renoncer à inverser la courbe du chômage d'ici fin 2013 après avoir revu à la baisse ses prévisions de croissance.

"S'il n'y a pas d'objectif, il n'y a pas de volonté et moi je ne me résigne pas", disait-il toutefois samedi, tandis que le ministre du travail Michel Sapin a décrété mercredi la "mobilisation générale" pour y parvenir.

François Hollande a aussi reconnu que 2013 serait l'année de nouvelles économies et, "subsidiairement", de nouveaux impôts.

Une trahison pour la droite. Un sujet d'inquiétude pour la gauche, où le premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, et le président de l'Assemblée, Claude Bartolone, ont demandé de "ne pas rajouter de nouveaux prélèvements".

CLIVAGE À GAUCHE

Pour les politologues, le chef de l'Etat se retrouve devant des équations politico-économiques difficiles à résoudre.

"Il est partagé entre des impératifs de rigueur budgétaire et une tension qui s'accroît, notamment au sein de l'électorat de gauche de plus en plus divisé entre une gauche modérée attachée à la rigueur et une autre préoccupée par le social", juge François Miquet-Marty, de l'institut Viavoice.

"Tout laisse penser que ce clivage va s'amplifier dans les mois qui viennent".

Au lendemain de la publication des prévisions de la Commission européenne, François Hollande a pris son temps au Salon de l'Agriculture, goûtant chaque rencontre furtive, chaque poignée de main comme autant de signes du lien entretenu avec des Français qui doutent pourtant de son action.

Après une embellie liée à l'intervention française au Mali, qui a installé François Hollande dans un nouveau rôle de chef de guerre, sa cote de popularité se stabilise à un niveau bas : 37% (-1 point) dans le baromètre Ifop pour le Journal du dimanche, 39% (+1) dans un sondage OpinionWay pour Metro et LCI.

Bien que très pris par son agenda international - il sera jeudi en Russie, mercredi prochain en Pologne - le président veut prendre le pouls du pays et son entourage annonce pour bientôt des déplacements sur deux jours en régions.

COHÉSION NATIONALE

"Les Français veulent qu'on soit uni quand il y a un effort a faire", veut croire le président. "Les Français nous font confiance même si parfois ils doutent, ils veulent que la France s'en sorte et moi aussi. Il faut leur donner quelques occasions d'espérer et d'y croire".

François Miquet-Marty y voit le souci de préserver la cohésion d'un pays en crise.

"François Hollande essaie de préserver l'unité des Français, de tendre la main à ceux qui sont en désaccord avec lui", note le politologue. "Il est constamment dans une posture de dialogue qui vise à éviter que la société se brise, se balkanise et recherche des boucs émissaires comme les retraités, les fonctionnaires, les étrangers."

"L'effet pervers de cette volonté de ne blesser personne, c'est une image d'insuffisante détermination, de manque de constance dans l'action, d'une cohérence difficile à tenir".

De fait, les signes contradictoires ne manquent pas.

L'abrogation de "la journée de carence", la non rémunération du premier jour d'arrêt maladie dans la fonction publique, a surpris en ces temps de rigueur budgétaire.

Les polémiques sur les rythmes scolaires ont fait presque oublier l'effort gouvernemental en faveur des enseignants - 60.000 emplois supplémentaires sur cinq ans.

Le débat sur le mariage pour tous, qui a divisé la société, a semblé dérisoire en comparaison des 5,7 millions de personnes pointant à Pôle Emploi, sur fond de plans sociaux à répétition.

Dans un contexte social déjà tendu, la droite a crié au laxisme face aux projets de la ministre de la Justice, Christiane Taubira, de trouver des alternatives à la prison.

Alors que le dossier des retraites s'annonce comme l'une des batailles les plus délicates à mener pour 2013, une partie des promesses de campagne reste à honorer, à commencer par la symbolique taxe à 75% pour les très hauts revenus.

L'interdiction des "licenciements boursiers", la fin du cumul des mandats, le droit de vote des étrangers se font, de même, toujours attendre.

En face, la droite se met en ordre de marche pour les municipales de 2014, avec un oeil sur la présidentielle de 2017.

Malgré les incertitudes, une ministre veut y croire : "On est là pour dix ans, il y a tant de choses à faire".

Edité par Yves Clarisse

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  • janaliz le mercredi 27 fév 2013 à 20:48

    Le soleil a rendez-vous avec la lune. N'est-ce-pas joly, inspiré par la lune....

  • pchablat le mercredi 27 fév 2013 à 19:17

    nous attendons de pieds ferme joly tout beau et si gentil sur ce forum, soyez ministre avec votre charlot n'en parle plus, mais arrêtez de nous enervez

  • calippe3 le mercredi 27 fév 2013 à 18:58

    GAUCHE DROITE beaucoup sont pour la rigueur mais une rigueur JUSTE , mais il faut du courage et si c'était le cas on s'en sortirait peut-être de toute façon tout le monde sera perdant sans avoir ce courage , juste une question de temps.....

  • JOG58 le mercredi 27 fév 2013 à 18:57

    Qui fait encore confiance a Cretin 1er...incapable de gérer le manque de croissance autrement que par des taxes supplémentaires. Connait-il la signification du mot "économies" et quand sera t-il capable de réduire le train de vie de ces ministéres et tous ces sous-fifres qui ne servent à rien sinon à engraisser ses copains.!!!!!

  • chatnour le mercredi 27 fév 2013 à 18:52

    @g.joly1 : encore un autre post ? Décidément, vous me comblez de votre sollicitude, vous dont les propos font la plupart du temps l'unanimité et dont les avis sont généralement si appréciés sur ces forums ! Grand merci ! Serviteur ! La rue, c'est dans la rue le 24 mars sur les Champs-Elysées pour en finir avec cet imposteur qu'il faut descendre et pour les virer une fois pour toutes ! Dehors, c'est maintenant, pas dans 4 ans !

  • fbordach le mercredi 27 fév 2013 à 18:48

    Le titre parle de lui même...

  • mlaure13 le mercredi 27 fév 2013 à 18:19

    Le problème de cette « gauche revancharde », vient du fait que le PS, principalement, a été trop longtemps écarté du pouvoir…aiguisant des rancœurs et appétits, prêts à déferler sans aucune retenue à la moindre occasion…Disant et faisant tout et son contraire, ce à quoi nous assistons, depuis que nous les avons laisser prendre la gouvernance du Pays…Ils vont se calmer sans doute (il faut l’espérer), mais en attendant, les réformes qui ne sont pas faites, nous coûtent 1 Mds/€ par SEMAINE !!!...

  • chatnour le mercredi 27 fév 2013 à 17:53

    La rue, c'est dans la rue le 24 mars sur les Champs-Elysées (c'est un bel endroit en plus pour en finir avec cet imposteur) qu'il faut descendre pour les virer ! Dehors, c'est maintenant, pas dans 4 ans ! Et en attendant de le juger et de le condamner : http://www.facebook.com/pages/Mouvement-Citoyen-Pour-la-D%C3%A9mission-de-Fran%C3%A7ois-Hollande/421218714582907

  • M931269 le mercredi 27 fév 2013 à 17:39

    A priori miaure 13 ......il n'y a plus grand monde pour y croire ....a cette désastreuse politique ! m^me dans leurs rangs .....ils ont de serieux doutes !!!

  • M931269 le mercredi 27 fév 2013 à 17:36

    On ne ressent pas de cohérence économique mais plutôt une navigation a vue tout en préservant son électorat ......on adapte , on bricole , on fait plaisir comme la journée de carence .....laquelle va couter chere a la Nation Rendez vous le 6 mai pour un 1er bilan qui va être sans aucun doute le reflet d'une politique mauvaise pour ce pays

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