François Hollande devant les maires pour une tentative de réconciliation

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François Hollande à la tribune du Congrès de l'AMF  avec Anne Hidalgo (G)Francois Baroin (2nd-G), et  Andre Laignel (2nd-D)  à Paris le 4 juin 2016.
François Hollande à la tribune du Congrès de l'AMF  avec Anne Hidalgo (G)Francois Baroin (2nd-G), et  Andre Laignel (2nd-D)  à Paris le 4 juin 2016.

Le chef de l’Etat prononce un discours jeudi au congrès de l’Association des maires de France (AMF). Il pourrait faire un geste en direction des élus, bousculés par plusieurs réformes touchant à leurs territoires et étranglés par deux ans d’efforts budgétaires.

Le président de la République, François Hollande, s’adresse, jeudi 2 juin, au 99e congrès de l’Association des maires de France (AMF), sur fond d’une grogne généralisée des professionnels du suffrage universel, qui va très au-delà des clivages partisans.

Les maires contre le chef de l’Etat, les élus locaux face au premier d’entre eux : la confrontation politique est des plus classiques, mais cette fois, à moins d’un an de la présidentielle, elle prend un tour politiquement plus aigu.

« François Hollande est respectueux, de façon républicaine, de l’ensemble des élus. Il ne fait aucun lien entre ce respect et la campagne », assure évidemment l’Elysée. Mais c’est bien la proximité de celle-ci qui impose de rasséréner, en urgence, une corporation bousculée par plusieurs réformes touchant à ses territoires et à ses attributions, et étranglée par deux années d’efforts budgétaires dus à la baisse des dotations de l’Etat.

« Ambiance morose » En cette fin de quinquennat, le lien entre le président, qui incarna longtemps la figure du baron local en Corrèze – il y fut élu député, puis maire de Tulle, et président du conseil général –, et ceux qui furent ses pairs est-il rompu ?

« L’ambiance est à la morosité, comme le climat », résume poliment François Rebsamen, maire (Parti socialiste, PS) de Dijon et président, depuis mars, de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains (FNESR). « Sur le président de la République s’exerce une forte attente de tous les élus, toute...

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  • phili646 il y a 8 mois

    Normal 1er démarre son quinquennat sous la flotte et le termine par les inondations. Mélanchon avait raison avec le sobriquet "capitaine de pédalo" (lol)