François Hollande défend sa réforme des rythmes scolaires

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FRANÇOIS HOLLANDE DÉFEND LA RÉFORME DES RYTHMES SCOLAIRES
FRANÇOIS HOLLANDE DÉFEND LA RÉFORME DES RYTHMES SCOLAIRES

par Julien Ponthus

DENAIN, Nord (Reuters) - François Hollande a défendu mardi la réforme des rythmes scolaires qui enterre la semaine des quatre jours voulue par Nicolas Sarkozy, mais dont la mise en oeuvre reste critiquée par une partie du monde éducatif à l'heure de la rentrée.

Cette refonte, qui s'appliquera à l'ensemble du territoire national à la rentrée 2014, ne concerne pour l'heure qu'un peu plus d'un écolier sur cinq et a donné lieu à une fronde des syndicats d'enseignants, notamment à Paris, où le maire, Bertrand Delanoë, a dû batailler ferme pour l'imposer.

"Vous êtes parmi ces 4.000 villes françaises qui ont fait ce choix audacieux, reconnaissons-le", a déclaré le président lors d'une table ronde consacrée au nouveaux rythmes scolaires à l'école Michelet de la ville de Denain (Nord).

Les rythmes scolaires s'y organisent désormais sur quatre jours et demi, avec moins d'heures de cours au quotidien mais davantage d'activités périscolaires dont l'organisation et le financement posent problèmes dans certaines communes.

François Hollande a reconnu ces difficultés mais expliqué que cette réforme visait un objectif pédagogique via l'allègement des journées des écoliers tout en leur offrant un nombre de jours d'école plus proche de la moyenne européenne.

"Les rythmes scolaires, c'est fait pour les élèves, c'est pas fait les communes, c'est pas fait pour les enseignants", a rappelé le chef de l'Etat.

Selon l'Elysée, la France comptait avant cette réforme, avec 144 jours par an, le nombre de jours d'école parmi les plus faibles d'Europe, avec une moyenne de 187 jours pour l'OCDE.

Le gouvernement espérait initialement qu'un élève sur deux passe à la semaine de quatre jours et demi dès septembre 2013.

Mais le chef de l'Etat n'a pas souhaité profiter de son déplacement pour blâmer les édiles qui ont choisi d'attendre encore un an avant de sauter le pas, comme son ancienne rivale socialiste, la maire socialiste de Lille Martine Aubry.

"LES GRINCHEUX"

"Elle a choisi d'attendre un an pour le faire dans de bonnes conditions, cela a été son choix, on le respecte", indique-t-on dans son entourage, où l'on ajoute que la proximité géographique de Lille n'expliquait pas le choix de Denain.

La visite de l'école Michelet, dont les élèves sont pour beaucoup issus de milieux populaires illustre la priorité que veut donner le gouvernement au primaire et en particulier aux écoles du premier degré des quartiers en difficultés.

L'école de Denain bénéficie ainsi du dispositif "plus de maîtres que de classes", qui vise à aider prioritairement les enfants en difficultés.

Le chef de l'Etat a critiqué "les grincheux" qui s'opposent à ce déploiement de nouveaux moyens humains dans ces établissements et a défendu les moyens déployés pour la première rentrée scolaire dont son gouvernement est responsable.

Selon l'Education nationale, 3.350 enseignants supplémentaires participent à la rentrée 2013 dans le primaire et 4.200 pour le second degré. Un total de 28.000 emplois aidés ont aussi été déployés à travers le primaire et le secondaire.

Erigée en priorité du quinquennat, l'Education nationale a été épargnée des coupes budgétaires.

Le gouvernement prévoit ainsi de créer 60.000 postes d'enseignants sur cinq ans et a rétabli la formation initiale des enseignants, qui avait été supprimée en 2010 par la précédente majorité, par la création d'Ecoles supérieures du professorat et de l'éducation (ESPE).

Edité par Yves Clarisse

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  • finkbro1 le mardi 3 sept 2013 à 16:14

    (suite) n avaient que le mercredi pour se reposer dans la semaine, c est sûr qu ils seront en meilleure forme ..... la bêtise n a pas de limite dans ce gouvernement, mais quand c est un i.diot des beaux quartiers avec des établissements scolaire à deux pas de chez lui, il ne peut réfléchir de façon globale et à l intérêt de TOUS les enfants

  • finkbro1 le mardi 3 sept 2013 à 16:12

    réforme totalement inutile, et totalement injuste pour les enfants suivant qu ils se trouvent dans une commune riche ou pauvre, des musés à Paris, un gouter dans un ptit village, voila l écart monstrueux. Alors que notre cher président reprenne le mot "juste" qu il aime à répéter dans toutes ses phrases, qu il a complétement dénaturé, et qu il s intéresse à son sens. Cette réforme oublie aussi les enfants toujours du monde rural qui se lèvent à 6 h du matin pour prendre leur bus scolaire, et qui

  • lilian92 le mardi 3 sept 2013 à 15:50

    Encore une réforme qui n'en ai pas une et qui ne sert à rien sauf à dépenser plus l'argent des contribuables.