François Hollande consulte après la déroute des municipales

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FRANÇOIS HOLLANDE CONSULTE EN VUE DU REMANIEMENT
FRANÇOIS HOLLANDE CONSULTE EN VUE DU REMANIEMENT

PARIS (Reuters) - François Hollande a entrepris lundi d'intenses consultations, y compris avec son Premier ministre Jean-Marc Ayrault, pour tirer les conséquences de la déroute subie par la majorité au second tour des municipales, qui devrait entraîner un remaniement.

Le président français s'exprimera ce lundi soir à la télévision, a dit à Reuters le sénateur-maire socialiste de Dijon, François Rebsamen, une information que l'entourage de François Hollande confirme comme étant très probable.

"Il y a dans les tuyaux aujourd'hui une expression du président de la République", a dit à Reuters cet élu proche du chef de l'Etat. "Le président va s'exprimer à la télévision, c'est sûr."

Selon François Rebsamen, François Hollande pourrait évoquer dans cette intervention le sort du gouvernement. "Je n'imagine pas qu'il n'y ait pas un remaniement profond", a-t-il ajouté.

Jean-Marc Ayrault et François Hollande se sont rencontrés pendant près de deux heures à l'Elysée lundi matin, a-t-on appris de source gouvernementale, sans préciser si la démission du Premier ministre avait été évoquée à ce stade.

De retour à Matignon, le Premier ministre a reçu le premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, qui n'a pas fait de déclaration à sa sortie.

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, qui fait figure parmi d'autres de possible chef de gouvernement et était annoncé à 10h00 à l'Elysée par l'agenda officiel du chef de l'Etat, n'a pas été vu dans la cour d'honneur du palais présidentiel.

Le service de presse est resté muet sur la tenue ou non de cette réunion, relançant les spéculations sur un remaniement imminent, d'autant qu'un rendez-vous entre Manuel Valls et Jean-Marc Ayrault, à 8h30, a par ailleurs été "reporté dans la journée", selon Matignon.

HOLLANDE A BRUXELLES MERCREDI

François Hollande se rendra mercredi après-midi à Bruxelles pour un sommet de deux jours consacré aux relations entre l'UE et l'Afrique, ce qui lui laisse du temps pour poursuivre ses consultations avant le conseil des ministres de mercredi.

Selon un sondage BVA pour Le Parisien publié lundi, les trois quarts des Français (74%) ne souhaitent pas que Jean-Marc Ayrault reste Premier ministre, une opinion partagée par toutes les catégories de la population, sympathisants du PS compris.

S?il y avait un changement de Premier ministre, 31% des Français souhaiteraient voir Manuel Valls à ce poste. Il devance notamment la maire de Lille, Martine Aubry (17%), et l'actuel ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius (16%).

L'entourage du Premier ministre veut encore croire à son maintien. Ses proches estiment qu'il reste le mieux à même de défendre et de faire voter le pacte de responsabilité proposé par le chef de l'Etat aux entreprises mais critiqué par la gauche de la majorité parlementaire.

Pour ses conseillers, la situation politique au lendemain des municipales n'impose pas le départ de l'ancien maire de Nantes au profit de Manuel Valls, dont le profil ne correspond guère selon eux aux aspirations de l'aile gauche du Parti socialiste, des Verts ou des radicaux.

L'OPPOSITION RÉCLAME LE DÉPART DU PREMIER MINISTRE

L'opposition, grande gagnante de ce premier scrutin intermédiaire du quinquennat de François Hollande, pousse au contraire au départ de Jean-Marc Ayrault.

Sur RTL, le numéro un du principal parti de l'opposition, l'UMP, a jugé "impossible pour le président de la République de conserver cette équipe gouvernementale". Il faut commencer par changer de Premier ministre, a ajouté Jean-François Copé. "Mais je pense que ça ne suffira pas". "La question fondamentale, c'est qu'est-ce que François Hollande veut faire de notre pays." L'ancien Premier ministre UMP Alain Juppé a quant à lui demandé sur Europe 1 "un changement profond (du gouvernement), avec des professionnels, on ne s'improvise pas ministre".

"Il faut un chef de gouvernement qui soit capable de faire respecter une certaine cohésion", a ajouté le maire de Bordeaux.

Le PS a subi dimanche une des pires déroutes électorales de son histoire, avec la perte de 155 villes de plus de 9.000 habitants, parmi lesquelles des bastions historiques de la gauche comme Limoges, Saint-Etienne ou Belfort.

Une déroute dans laquelle Jean-Marc Ayrault a reconnu sa part de responsabilité et qui en laisse présager d'autres, aux européennes de mai, puis aux sénatoriales, qui devraient se solder par la perte par la gauche de sa majorité au Sénat.

(Emmanuel Jarry, avec Elizabeth Pineau, Julien Ponthus et Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)

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  • bigot8 le lundi 31 mar 2014 à 16:44

    oui malheureusement 50% des français avaient bu en mai 2012 comment un mec aussi nul a pu etre élu en ayant jamais travaillé pour de VRAI

  • mlaure13 le lundi 31 mar 2014 à 14:57

    Notre petit François n’en a rien à secouer de nos états d’âme…Il est tombé par le plus grand des hasards, le Kh/u dans le fauteuil présidentiel, et maintenant qu’il y est, il y est bien…et sa seule préoccupation est de durer, voir perdurer pour 2017…et on le voit très bien à la politique fantoche qu’il mène. Et il est tellement pervers, que même l’Europe n’arrive pas à le faire rentrer dans les clous !...