François Hollande confronté au défi européen

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ÉTUDE POLITIQUE - Une partie de sa base électorale est eurosceptique.

Par Pascal Perrineau, directeur du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof).

L'Europe et les clivages qui l'accompagnent se sont sans cesse invités dans le débat de la campagne présidentielle. Les controverses autour du modèle allemand et les réactions très vives de la gauche à son encontre, les envolées de Marine Le Pen, les philippiques de Jean-Luc Mélenchon, la volonté du candidat socialiste de remettre en cause le pacte de stabilité pour instaurer de nouvelles règles de discipline budgétaire et, enfin, le désir affiché par Nicolas Sarkozy de renégocier les accords de Schengen n'ont pas contribué à présenter le visage d'une France ouverte.

Fin avril, dans la vague 9 de l'enquête Présidoscopie réalisée par l'institut Ipsos, l'euro évoquait plutôt quelque chose de négatif pour 42 % de Français, il en était de même pour l'économie de marché (47 %) et la valorisation du protectionnisme rassemblait presque un Français sur deux (49 %). À

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