François Hollande célèbre les résistants de la première heure

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FRANÇOIS HOLLANDE CÉLÈBRE LES RÉSISTANTS DE LA PREMIÈRE HEURE
FRANÇOIS HOLLANDE CÉLÈBRE LES RÉSISTANTS DE LA PREMIÈRE HEURE

PARIS (Reuters) - François Hollande a célébré lundi le 70e anniversaire de la naissance du Conseil national de la Résistance, moment fondateur de la France d'après-guerre, appelant les Français à s'inspirer de son esprit pour croire en l'avenir malgré la crise.

Le chef de l'Etat a fait un pont avec l'actualité, invitant la jeunesse à défendre la liberté et refusant aux militants hostiles au mariage homosexuel le droit d'utiliser des mots comme "fascisme" ou "collaboration" qui avaient un sens précis durant la Seconde Guerre mondiale.

Il s'en est expliqué lors d'un déjeuner avec des grands résistants à l'Elysée suivi d'une visite au lycée parisien Buffon, où il s'est exprimé devant des élèves et la presse.

La première réunion du Conseil national de la résistance s'est tenue le 27 mai 1943 rue du Four, à Paris.

Présidé par Jean Moulin, qui sera tué quelques semaines plus tard, le CNR visait à unir les mouvements de Résistance constitués après l'appel du général de Gaulle du 18 juin 1940, au lendemain de la demande d'armistice du maréchal Pétain.

Le CNR a été à l'origine d'un programme politique entériné par Charles De Gaulle ayant notamment conduit à la création de la Sécurité sociale, des comités d'entreprise et à la nationalisation de l'énergie et des banques.

"Une grande partie de ces propositions, de ces principes, sont devenus les lois de la République. L'autre a trouvé d'autres formes. Mais l'esprit du Conseil national de la résistance demeure", a dit François Hollande devant les lycéens.

Le président était entouré de "sept héros de la France" avec qui il avait déjeuné à l'Elysée.

On comptait notamment trois représentants de la France Libre : Daniel Cordier, secrétaire de Jean Moulin, Yves Guéna, ancien ministre et sénateur, et Jean-Louis Crémieux-Brilhac.

"NE LAISSEZ RIEN PASSER"

Ancien élu de Corrèze, terre de Résistance, François Hollande s'est toujours montré intéressé par ce moment de l'Histoire de France. Il a invité les jeunes, en classe de première, à lutter contre l'intolérance et "la haine".

"Ce combat est encore, hélas, devant nous : trop de discriminations, trop d'insultes, trop d'agressions fondées sur des considérations racistes, xénophobes, antisémites, nous obligent à mener ce combat avec grande vigilance", a-t-il dit. "Ne laissez rien passer, y compris dans cet établissement".

Dans ce lycée qui vit cinq de ses élèves résistants mourir fusillés en 1943, le président a aussi défendu "l'esprit de résistance", qui consiste à "croire toujours en l'avenir".

"Bien sûr qu'il y a des doutes, que le présent peut être difficile, que le passé peut parfois terrifier", a-t-il souligné. "Mais nous devons toujours avoir ce sentiment que demain peut être meilleur qu'aujourd'hui".

Le souvenir de la création du CNR lance les célébrations du 70e anniversaire de la Libération, qui se poursuivront avec la commémoration de l'arrestation de Jean Moulin à Lyon en juin 1943 et la libération de la Corse, en septembre.

En juin 2014 seront honorées les victimes des massacres de Tulle et d'Oradour-sur-Glane. Le 70e anniversaire des débarquement de Normandie (juin) et de Provence (août) seront célébrés, de même que la Libération de Paris le 25 août 2014.

L'année prochaine seront aussi lancées les célébrations du centenaire du déclenchement de la Première Guerre mondiale.

Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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  • _SOS_ le lundi 27 mai 2013 à 20:49

    Nous sommes la résistance face aux socialos communistes qui ont détruit notre pays.

  • sam12 le lundi 27 mai 2013 à 20:32

    François Mitterrand? «Une arsouille», «un imposteur», «le prince des politichiens»! A la lecture du tome II de C'était de Gaulle (1), dans lequel l'ancien ministre Alain Peyrefitte tient le recueil des propos prêtés au Général de 1963 à 1966, le fondateur de la Ve République n'a pas de mots assez durs pour vilipender son adversaires à la présidentielle de 1965. décoré de la Francisque .

  • M1617344 le lundi 27 mai 2013 à 20:29

    La résistance c'est combattre un régime qui ne nous convient pas et le régime marxiste colporté par , entre - autres , les socialos ne nous convient pas du tout ; c'est pourquoi nous nous considérons en résistance comme en 40 / 45 Le sectarisme et le totalitarisme ça pue .....

  • knbskin le lundi 27 mai 2013 à 19:57

    Ce type aurait été pétainiste, comme son mentor Mitterrand, en 1940 : c'est le genre de personnage qui fait tout ce qu'il peut pour ne jamais avoir la moindre idée personnelle, et se positionner comme le "moins-disant" pour ne gêner personne. Le contraire de De Gaulle ! :D

  • mipolod le lundi 27 mai 2013 à 19:39

    A-t'il parlé du rôle tenu par Tonton Mitterand à Vichy pendant l'occupation ? Etait-ce un résistant de la première heure ?